Martin Raymond «se ressource comme entraîneur»

Jonathan Habashi
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HOCKEY. Un peu plus de deux mois après son congédiement, Martin Raymond se prépare à effectuer un retour derrière un banc. L'ancien pilote des Voltigeurs agira comme entraîneur-chef de l'équipe canadienne qui participera aux Jeux olympiques de la jeunesse d'hiver, du 12 au 21 février, à Lillehammer, en Norvège.

Martin Raymond (Photo TC Media – archives, Ghyslain Bergeron)

Réunissant de jeunes athlètes de 14 à 18 ans, les Jeux de la jeunesse d'hiver et d'été alternent tous les deux ans depuis 2010. Le tournoi de hockey masculin réunira les meilleurs hockeyeurs de 15 ans du Canada, des États-Unis, de la Russie, de la Finlande et de la Norvège.

Tenu en haute estime par les dirigeants de Hockey Canada, Raymond aura donc été impliqué dans toutes les étapes du programme national durant sa carrière. Jusqu'à aujourd'hui, il avait guidé les meilleurs hockeyeurs de moins de 17 ans, de moins de 18 ans et de moins de 20 ans au pays.

N'ayant dirigé aucun match depuis la défaite des Voltigeurs, le 14 novembre dernier, à Chicoutimi, Raymond n'a pas caché qu'il commençait à avoir des fourmis dans les jambes lorsqu'il a reçu cet appel de Calgary.

«Ça commençait à me titiller. J'avais le goût de m'impliquer avec une équipe. Je suis content de pouvoir le faire dans le cadre d'un événement d'envergure internationale organisé par le Comité olympique», a raconté Raymond au bout du fil.

Comme les joueurs ne seront libérés de leur équipe respective que quelques jours avant le début du tournoi, Raymond et ses adjoints devront établir rapidement les bases de leur formation.

«C'est un tournoi qui va débouler très vite. Le succès, il va falloir aller le chercher, pas l'attendre. L'équipe reposera principalement sur l'éthique de travail. Les gars qu'on a réunis sont d'ailleurs de gros travaillants», a-t-il expliqué.

Pour ces 17 jeunes hockeyeurs canadiens au talent prometteur, dont quatre Québécois, ce tournoi se veut une porte d'entrée au sein du programme national. Et comme à tous les échelons sur l'échiquier du hockey international, le Canada vise la plus haute marche du podium.

«On va demander à nos joueurs une grande implication en termes d'entraînements et de réunions d'équipe. On sait qu'ils sont capables d'en prendre beaucoup et d'en donner tout autant sur la glace. Tout le monde sera appelé à jouer un rôle important. C'est pourquoi on a fait appel à des joueurs complets. Ce sont des gars capables de jouer sur les unités spéciales et de travailler dans les deux sens de la patinoire.»

Retour aux sources

Touché en plein cœur par son congédiement des Voltigeurs, Martin Raymond ne s'est pas laissé abattre pour autant au cours des dernières semaines. Faisant preuve de sagesse, il a choisi de faire ressortir les aspects positifs de cette situation difficile.

«J'en ai profité pour passer du temps en famille. C'était d'ailleurs le premier Noël depuis longtemps que je passais avec mes enfants et mon épouse», a témoigné celui qui réside à Saint-Basile-le-Grand.

Ayant roulé sa bosse dans les rangs universitaires, juniors et professionnels, Raymond surveille tout ce qui se passe dans le monde du hockey. «Je regarde beaucoup de matchs, que ce soit du junior ou de la Ligue nationale. J'ai d'ailleurs assisté à quelques parties à Sherbrooke et à Boisbriand. Bref, je remplis mon calepin de notes. Je sais que va m'aider dans mon prochain défi.»

Ne se contentant pas d'un rôle d'observateur, Raymond n'a pu s'empêcher de mettre les mains à la pâte pour aider d'anciens coéquipiers ou collègues de travail dirigeant des équipes de jeunes hockeyeurs. Lorsque L'Express l'a joint, il était d'ailleurs sur le point de s'envoler vers Portland, dans l'Ouest américain, répondant ainsi à l'invitation d'un ami qu'il a côtoyé à l'Université McGill.

«Je leur donne un coup de main dans leurs entraînements. J'ai dirigé des pratiques de niveau pee-wee, bantam et midget. J'ai aussi donné quelques cliniques.»

«Les entraîneurs du hockey mineur ont des idées extrêmement intéressantes. Je leur pose donc beaucoup de questions. Je suis curieux de découvrir leur philosophie du hockey. Comment font-ils pour développer leurs jeunes? Pour améliorer leur équipe? À leur contact, je me ressource comme entraîneur», a terminé l'homme de hockey de 48 ans, qui a entretenu des discussions informelles avec quelques équipes sans toutefois recevoir d'offre officielle jusqu'ici.

Organisations: Hockey Canada, Comité olympique, Ligue nationale Université McGill

Lieux géographiques: Canada, États-Unis, Russie Finlande Norvège Chicoutimi Calgary Saint-Basile-le-Grand Sherbrooke Boisbriand Portland

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