Guy Boucher n’a rien perdu de son pouvoir d’inspiration

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Jonathan Habashi
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Guy Boucher n’a rien perdu de son formidable pouvoir d’inspiration. Trois ans après avoir guidé les Voltigeurs vers leur première conquête de la Coupe du Président, l’entraîneur-chef du Lightning de Tampa Bay était de passage au Collège Saint-Bernard, mercredi, afin de prononcer une conférence dans le cadre du camp d’entraînement de la formation drummondvilloise.

Devant un auditoire de jeunes hockeyeurs littéralement pendus à ses lèvres, Guy Boucher a livré un message d’une force rare, comme lui seul en a le secret. À travers un témoignage aussi éloquent qu’authentique durant lequel il a insisté sur l’importance capitale de l’éthique de travail et du leadership par rapport au talent brut, l’homme de hockey a raconté comment son expérience acquise chez les Voltigeurs lui sert aujourd’hui dans les rangs professionnels.

«Mon message était d’ordre général. Je leur ai d’abord fait prendre conscience qu’ils étaient chanceux de rentrer dans une organisation aussi solide que les Voltigeurs, un club qui a vécu des années de misère avant l’entrée en scène de nouveaux administrateurs et de Dominic Ricard. Cette chance vient toutefois avec une responsabilité : celle de faire une petite différence et de laisser leur trace dans cette équipe. C’est avec cette philosophie que je me suis amené dans cette organisation. Ensemble, on a réussi quelque chose de très gros, car on a amené notre esprit à croire en l’impossible. Je suis convaincu qu’ils sont capables de réussir la même chose», a-t-il raconté au journalexpress.ca.

Dans son discours, Guy Boucher a également tenu à faire prendre conscience aux joueurs de l’importance de s’adapter à la réalité du hockey professionnel dès leur passage dans les rangs juniors. Il a notamment cité l’exemple de Guy Carbonneau, un joueur à caractère offensif dans le junior qui est devenu un attaquant défensif de premier plan dans la LNH.

«Ce que ces joueurs ont fait jusqu’à aujourd’hui, ce n’est probablement pas ce qu’ils seront appelés à faire chez les pros, a-t-il expliqué. S’ils veulent survivre, ils doivent s’adapter. C’est le plus gros défaut des jeunes hockeyeurs : ils veulent marquer des buts comme ils le faisaient dans le hockey mineur. Plusieurs d’entre eux résistent à nos avertissements, puis ils meurent. La réalité du hockey professionnel, c’est qu’un joueur offensif qui est incapable de s’impliquer défensivement va rapidement se faire tasser. S’il s’est adapté dans le junior, le choc va être moins grand quand il fera le saut chez les pros. Rendu là, il est trop tard pour se développer : il faut performer!»

En acceptant l’invitation de son ami Dominic Ricard, Guy Boucher avait en tête un objectif bien précis. Celui qui a dirigé les Voltigeurs de 2006 à 2009 souhaitait redonner une partie de qu’il a reçu durant son passage dans l’organisation drummondvilloise.

«Je n’oublie pas d’où je viens. Chez les Voltigeurs, mon rôle était de former les jeunes, mais j’ai moi-même été formé à travers cette expérience. Alors si un jeune retient une seule chose dans tout ce que j’ai dit aujourd’hui, j’aurais déjà fait une petite différence dans son parcours», a conclu Boucher, qui a partagé ses vacances estivales entre la Hollande, où vit la famille de son épouse, et dans son Bas-Saint-Laurent natal, où il possède toujours un chalet situé en pleine forêt.

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Organisations: LNH

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