St-Denis : un entraînement herculéen pour forcer la main du CH

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Jonathan Habashi
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À l’approche d’une saison de vérité pour lui au sein de l’organisation du Canadien de Montréal, Frédéric St-Denis ne ménage pas ses efforts dans le cadre de son programme d’entraînement estival. L’ancien défenseur des Voltigeurs de Drummondville met toutes les chances de son côté afin de gagner son difficile pari : percer l’alignement du Tricolore dès le prochain camp d’entraînement.

Pour une deuxième année consécutive, St-Denis –désormais un Drummondvillois d’adoption– a fait le choix de s’entraîner au Club Super forme. Sous la supervision de Steve Bacon, un ancien boxeur amateur devenu spécialiste en préparation physique et en alimentation, l’athlète de 26 ans est soumis à un entraînement aussi rigoureux qu’exigeant qui, espère-t-il, lui permettra d’améliorer ses performances sur la patinoire l’automne venu.

«Steve m’a proposé une méthode différente qui me permet d’améliorer ma condition physique, ma force et mon endurance. C’est un type d’entraînement qui s’apparente à celui des hommes forts. En grossissant le haut de mon corps et l’explosion dans mes jambes, je suis convaincu que je vais être meilleur dans les batailles à un contre un pour la possession de la rondelle», a expliqué St-Denis dans une entrevue accordée au journalexpress.ca.

«J’aime embarquer sur la glace durant l’été, mais depuis deux ans, je me concentre davantage sur mon entraînement hors glace. La chimie est très bonne entre Steve et moi, ce qui est primordial puisqu’on se voit presque quotidiennement», a-t-il ajouté.

En contact régulier avec Pierre Allard, le responsable du conditionnement physique chez le Canadien, Steve Bacon s’est déclaré fier des progrès de son protégé depuis le début de l’été.

«Ce programme d’entraînement, c’est comme une recette qu’on adapte chaque semaine pour qu’elle devienne meilleure. La première semaine, Frédéric avait la langue à terre, mais il a connu une progression constante par la suite. Aujourd’hui, il a atteint la majorité des objectifs qu’on s’était fixés, notamment en ce qui a trait au taux de gras. Il ne reste maintenant qu’à peaufiner quelques détails pour qu’il atteigne son pic pour le camp du Canadien», a expliqué le copropriétaire du Club Super forme.

«Frédéric est un super élève parce qu’il se motive lui-même en constatant ses résultats, a-t-il poursuivi. Son enthousiasme est contagieux dans le gymnase. Il est un modèle pour ceux qui le voient mettre autant d’efforts dans sa préparation.»

Une ambition bien précise

Derrière cet entraînement herculéen, une ambition bien précise est ancrée dans l’esprit de Frédéric St-Denis : celle de faire partie de l’alignement du Canadien lorsque la rondelle tombera au centre de la glace du Centre Bell, le 11 octobre, contre les Sénateurs d’Ottawa, en levée de rideau de la saison 2012-2013.

Confiant de forcer la main des dirigeants montréalais, qui lui ont accordé une prolongation de contrat d’un an (deux volets) il y a quelques semaines, l’athlète de 5 pieds, 11 pouces et 192 livres est néanmoins conscient que huit défenseurs ont actuellement une longueur d’avance sur lui. P.K. Subban, Andrei Markov, Josh Gorges, Tomas Kaberle, Alexei Emelin, Raphaël Diaz, Yannick Weber et Francis Bouillon ont en poche ou sont sur le point de signer un contrat garanti de la Ligue nationale de hockey.

«Durant le prochain camp d’entraînement, je me vois batailler pour un poste. Je sais que ce ne sera pas évident, mais dans un camp, tout peut arriver. Je vais trouver le moyen de faire ma place dès le début du camp. Mon objectif est clair : je veux faire l’équipe et passer toute la saison à Montréal», a lancé St-Denis.

Au sujet de l’embauche du vétéran de 36 ans Francis Bouillon sur le marché des joueurs autonomes, St-Denis n’a pas caché son étonnement.

«J’ai été surpris, a-t-il confié. Je vais être en compétition avec lui, mais en même temps, je ne peux que me réjouir de l’arrivée d’un guerrier de sa trempe. C’est un joueur qui travaille toujours fort et qui amène du caractère et du leadership dans une équipe.»

Attaché à Drummondville

En couple avec la Drummondvilloise Audrey Blanchette, qu’il a rencontrée durant son stage dans les rangs juniors, St-Denis a toujours gardé un attachement profond envers Drummondville, à tel point qu’il y possède désormais une maison.

«Drummondville est une belle place où habiter. Ma blonde vient d’ici, je connais beaucoup de monde et ma famille ne reste pas très loin. Après ma carrière, je me verrais bien m’établir ici en permanence», a-t-il dévoilé.

À nouveau cette année, St-Denis finalisera son entraînement en prenant part au camp d’entraînement des Voltigeurs.

«C’est toujours un plaisir de fouler la glace du Centre Marcel-Dionne, là où tout a débuté pour moi. Je suis encore attaché aux Voltigeurs. Je suis fier d’avoir fait partie de la relance de cette organisation durant mon passage ici», a conclu Frédéric St-Denis.

Statistiques en 2011-2012…

À Montréal : 1-2-3 et +3 en 17 parties

À Hamilton : 3-25-28 et -3 en 58 parties

En carrière avec les Voltigeurs…

De 2002 à 2007 : 44-111-155 en 285 parties

En séries éliminatoires : 5-13-18 en 30 parties

À lire également :

St-Denis : «Il n'y a pas de meilleure sensation»

Organisations: Club Super, CH, Centre Bell Ligue nationale de hockey Centre Marcel-Dionne

Lieux géographiques: Montréal, Drummondville

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  • Mamie
    02 août 2012 - 09:16

    Bonne chance a Nikolas Brouillard pour le camp d'équipe Canada M 18