Sean Couturier ne prend rien pour acquis

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Martin Sylvestre
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Malgré le fait que la saison soit longue dans la Ligue nationale de hockey (LNH), les joueurs professionnels ne demeurent pas en vacances bien longtemps. Sean Couturier, la vedette montante des Flyers de Philadelphie, fait partie de ces athlètes qui prennent leur entraînement extrêmement au sérieux. L’Hebdo Journal l’a rencontré après une séance à l’École Power Skating Julie Robitaille.

Malgré son jeune âge (19 ans seulement!), Sean en est déjà à son quatrième camp avec Julie et ses acolytes. Ce dernier ne tarit pas d’éloges envers les professeurs.

«Les techniques m’ont beaucoup aidé à perfectionner mon coup de patin quand j’étais plus jeune. C’était essentiel, car c’est ce qu’on me reprochait. Mon père (Sylvain Couturier) connaissait quelques joueurs qui étaient passés par ici et me l’a proposé. J’ai tout de suite adoré l’endroit, c’est pourquoi je reviens encore», indique le numéro 14 des Flyers.

Une utilisation différente

L’an dernier, à sa première campagne dans le circuit Bettman, le rôle de Couturier était plus défensif. Avec les départs de Jaromir Jagr et James Van Riemsdyk, l’utilisation du gros attaquant risque d’être différente.

«On ne contrôle pas ce qui se passe dans la saison morte. Il y a beaucoup de joueurs qui changent d’équipe. Pour ma part, je vais arriver prêt au camp et je vais continuer ma progression. C’est certain que j’aimerais avoir ma chance offensivement au cours des prochaines années, car j’ai produit pas mal chez les juniors. Je me concentre sur ce que j’ai à faire dans les deux sens de la glace et mon tour va venir», mentionne-t-il.

L’intensité au rendez-vous

À Montréal, la nomination de l’entraîneur-chef Michel Therrien a fait énormément jaser, avant et après son embauche. Dans la ville de l’amour fraternel, Peter Laviolette fait son petit bonhomme de chemin derrière le banc des hommes orangés.

«Peter est un motivateur et communique beaucoup avec nous. Son intensité est ce que j’aime le plus chez lui. Il veut gagner et ça se reflète sur notre équipe», confie Couturier.

Sean mentionne également que les partisans des Flyers figurent certainement parmi les plus fanatiques de la LNH.

«À Philly, les partisans sont intenses et aiment leur équipe. Les attentes sont hautes chaque année, mais c’est le «fun» de jouer devant des gens qui nous supportent autant. Ils font certainement partie des meilleurs de la ligue. Je les place dans la même catégorie que ceux des Canadiens», exprime-t-il.

Du même souffle, l’ancienne vedette des Voltigeurs de Drummondville a souri lorsqu’on lui a posé la question quant à savoir s’il aimerait jouer avec le Tricolore un jour.

«Ça ne me dérangerait pas pourvu que je puisse jouer et être heureux où je suis.»

La communauté francophone

Historiquement, il y a toujours eu énormément de francophones dans le vestiaire des Flyers. La situation risque d’être similaire l’an prochain avec les Talbot, Giroux, Gervais, Brière, Couturier et compagnie.

«Entre nous, nous parlons en français, mais dans le vestiaire nous parlons anglais pour que tout le monde comprenne. C’est une question de respect. Par contre, le fait français a grandement aidé à mon adaptation. Ça m’a rendu la vie plus facile», convient le jeune homme.

Même si Couturier se retrouve au sein d’un groupe de hockeyeurs d’exception, un joueur a fait écarquiller les yeux de bien des observateurs en 2011-2012: Claude Giroux.

«Ce qui est impressionnant de Claude est qu’il veut toujours s’améliorer et être le meilleur chaque jour. Il a eu sa chance durant les deux dernières années et a pu démontrer son plein potentiel. J’espère en faire autant», conclut-il.

Organisations: Flyers, LNH, Tricolore Groupe de hockeyeurs d’exception

Lieux géographiques: Circuit Bettman, Talbot

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