Très attendue par les amateurs de football centricois, la bataille des derniers de classe s’est jouée dès la première demie. Profitant de nombreux revirements en leur faveur (ballons échappés puis récupérés, interceptions), les Vulkins ont réussi deux touchés au premier quart et ils détenaient déjà une insurmontable avance de 31-0 à la mi-temps. Ce n’est qu’avec un pointage de 45-0 au dernier quart que l’attaque drummondvilloise est enfin sortie de sa torpeur, profitant de l’indiscipline des visiteurs pour inscrire deux majeurs. Un ultime sursaut qui est évidemment survenu beaucoup trop tard pour les favoris locaux.
Après le match, Luc Sylvain avait du mal à expliquer cette déconfiture face à un adversaire qu’il jugeait pourtant à la portée de ses jeunes protégés. Dans les jours précédant la rencontre, ce dernier avait affirmé que son équipe serait davantage motivée qu’intimidée face à sa rivale victoriavilloise, ajoutant qu’une victoire aurait un impact positif sur le recrutement régional.
«On n’est pas sortis avec aplomb, contrairement aux Vulkins, qui étaient plus prêts que nous à payer le prix. On s’est mis à multiplier les erreurs de concentration, puis nos adversaires en ont profité au maximum, comme c’est arrivé si souvent cette saison. On a rapidement vu qu’ils nous devançaient en termes d’expérience et de maturité physique. Comme la confiance de nos joueurs est très fragile et qu’ils n’ont pas une grande estime d’eux-mêmes, leur moral a flanché aussitôt que Victo a pris les devants», a commenté l’entraîneur-chef des Voltigeurs.
«Pour un coach, ce mauvais départ est difficile à expliquer. Pourtant, on a tout fait dans la dernière semaine pour arriver bien préparés. On voulait sortir d’ici la tête haute, mais on n’a pas du tout atteint cet objectif», a encore laissé tomber Luc Sylvain.
En échappant cette dernière rencontre, les Voltigeurs clôturent donc leur première campagne dans la deuxième division de la Ligue de football collégial du Québec avec un dossier de 0-9.
«Malgré tout, je suis content, car nos jeunes joueurs ont affiché une belle progression, a affirmé Luc Sylvain. On a été allergiques à la zone rouge durant toute la saison, mais on doit bâtir ce qu’on a bien fait. L’an prochain, 31 de nos joueurs seront de retour, dont notre quart-arrière Philippe Bazinet, ce qui laisse augurer de très belles choses. Le recrutement va déjà bon train. Durant la saison morte, on va inclure ces nouveaux joueurs plus rapidement dans l’équipe afin que ce soit plus facile pour eux lors du camp printanier.»
De leur côté, les Vulkins ont évité la catastrophe en inscrivant leur premier gain de la saison (1-8). Après la rencontre, l’entraîneur-chef Christian Perron a longuement salué l’éthique de travail et l’acharnement de ses joueurs.
«Ce qui me faisait le plus mal cette saison, c’est qu’on n’avait pas les résultats qu’on méritait. Les gars ont continué d’y croire et ils ont été récompensés aujourd’hui. Mais le plus beau cadeau qu’on s’est fait cette saison, c’est d’avoir réussi à cimenter l’esprit d’équipe jusqu’à la fin», a-t-il lancé.
«Quant à l’impact de la victoire d’aujourd’hui sur le recrutement régional, je n’y crois pas du tout, a-t-il ajouté. Chacun de nos programmes a ses particularités.»
Dans la victoire, le porteur de ballon Jean-Sébastien Jutras, un ancien des Riverains de l’école Marie-Rivier de Drummondville, a réussi trois touchés. Le receveur Julien Guimond et le porteur de ballon Xavier Luneau-Gagné ont riposté pour les Voltigeurs.

