Le match s’est joué dès le premier quart, quand les Voltigeurs ont cogné trois fois plutôt qu’une à la porte des buts sans toutefois parvenir à inscrire un seul point au tableau. Punie plus souvent qu’à son tour, l’offensive drummondvilloise a notamment été stoppée à la ligne d’une verge par la défensive adverse.
«On s’est tiré dans le pied durant ce premier quart. On les a complètement dominés, mais au lieu de prendre les devants 21-0, on n’a rien fait. Contre une équipe aussi expérimentée, on ne peut pas se permettre d’échapper de telles occasions. Ces erreurs de jeunesse ont fini par nous rattraper», a lancé Luc Sylvain à l’issue de la rencontre.
Après avoir pris les devants sur un placement au deuxième quart, les Voltigeurs ont vu les Condors répliquer avec deux touchés avant la fin de la première demie. Le receveur Diego Perafan, sur une passe et course d’une soixantaine de verges, et le quart-arrière Étienne Veilleux, sur un court jeu au sol, ont donné les devants 14-3 aux visiteurs. En deuxième demie, les Condors ont accentué leur avance grâce à un touché de sûreté, un placement et le deuxième touché de la soirée de Veilleux. Lors d’une ultime poussée en fin de rencontre, les Voltigeurs ont tenté par tous les moyens d’inscrire le premier touché de leur histoire en deuxième division… en vain.
«Défensivement, on a encore joué un excellent match. Mais au sol, on a encore une fois été anémiques. Pourtant, on a un bien meilleur front que ce qu’on a montré depuis le début de la saison. C’est une question de petits détails», a affirmé Luc Sylvain, qui a de nouveau vu quelques soldats tomber au combat.
«Pour une jeune équipe comme la nôtre, les 20 dernières verges avant la zone des buts sont souvent les plus difficiles à franchir. On a réussi à traverser le terrain à quelques reprises, mais une fois rendus dans la zone rouge, les gars commençaient à devenir nerveux. J'aurais voulu qu’on marque un touché avant la fin du match, simplement pour donner un peu de confiance à nos joueurs. Car en attendant, la pression s’accumule», a ajouté le pilote des Drummondvillois.
Assailli de toutes parts par la défensive adverse, le quart-arrière recrue Philippe Bazinet a de nouveau fait preuve d’un sang-froid hors du commun, lui qui a été victime de quatre sacs du quart. Celui qui vient de célébrer son 17e anniversaire de naissance a décoché quelques jolies passes à ses receveurs, mais plusieurs autres tentatives n’ont pas atteint leur cible.
«Bazinet a encore connu un gros match. Pour un quart recrue, il m’impressionne par sa présence dans la pochette et sa capacité à trouver le bon jeu quand il est sous pression», a fait valoir Luc Sylvain.
Dominés 9-45 dans la colonne des points à leurs deux premières sorties en dépit de l’appui de leurs fidèles partisans, les Voltigeurs (0-2) disputeront leurs deux prochaines parties sur les terrains adverses. Après avoir rendu visite au Phénix du Collège André-Grasset, le samedi 15 septembre, à 13 h, ils affronteront les Géants du Cégep de Saint-Jean-sur-Richelieu, le dimanche 23 septembre, à 13 h.
«Le danger, c’est que nos joueurs se sentent intimidés, surtout si ça part mal. Si on commence le match du bon pied, les choses pourraient tourner en notre faveur», a conclu Luc Sylvain.

