Stéphanie Savoie cumule les responsabilités

Stéphanie Savoie cumule les responsabilités

Stéphanie Savoie a été nommée la meilleure receveuse au monde

Drummondvilloise d’adoption, la joueuse de baseball Stéphanie Savoie ne cesse d’impressionner sur la scène internationale. Celle qui a été nommée la meilleure receveuse au monde l’an dernier vient d’être nommée joueuse-entraîneuse d’équipe Québec en vue du championnat canadien de cet été, à Saguenay.

Alexandre Faucher

 

«Je crois que j’en étais rendu là dans mon cheminement. Ça fait quelque temps que nous en parlions. C’est maintenant une nouvelle équipe d’entraîneurs avec Guillaume Coulombe à sa tête, qui voulait absolument que je me joigne à lui», explique-t-elle.

En raison de son expérience, elle croit également qu’il n’y aura pas de problème avec les autres filles de l’équipe.

«Ce sont de bonnes amies. La clé sera de faire la différence entre mes deux rôles. Il faut aussi prendre des décisions objectives en fonction de nos besoins», ajoute la principale intéressée, confiante du respect entre ses coéquipières et elle.

Cumulant les honneurs et les responsabilités depuis un moment, la receveuse est consciente de la pression et des attentes qui s’accentuent à son égard.

Mme Savoie se préparera également pour les Jeux panaméricains de Toronto, où elle représentera encore une fois l’équipe canadienne.

Hausse de popularité

La hausse de popularité du baseball féminin est facilement perceptible selon Stéphanie Savoie. Il n’y a qu’à regarder du côté des équipes seniors pour comprendre.

De plus en plus de filles se présentent aux camps d’entrainement de ces équipes, selon Mme Savoie. Les dirigeants peuvent ainsi retrancher des joueuses, ce qu’ils ont fait moins fréquemment par le passé.

«Nous voyons beaucoup de jeunes joueuses poursuivre vers le senior après leur baseball mineur. Je suis heureuse de constater que cette popularité grandissante se traduit aussi à Drummondville», exprime-t-elle.

Malgré l’engouement accru envers son sport, la receveuse élite ne se leurre pas, elle sait que le baseball ne serra jamais aussi populaire que le hockey, sport canadien par excellence.

«C’est évident que ce n’est pas très connu. Ça n’arrive jamais de voir une de nos parties à la télévision par exemple. Lorsque nous allons au Japon cependant, nous pouvons voir l’importance du sport dans leur culture, parce que nous passons en direct», déplore la Drummondvilloise.

L’importance accordée à la discipline par les médias joue un grand rôle dans le développement des athlètes selon cette dernière, qui y voit un lien avec la puissance reconnue du Japon.

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