D’aussi loin qu’il se souvienne, Louis-Philippe Milot a toujours été fasciné par les arts martiaux chinois traditionnels.
«Quand j’étais plus jeune, je voulais imiter ce que Jackie Chan et de Jet Li faisaient dans leurs films. Je me suis renseigné et j’ai appris que c’était du wushu. C’est de cette façon que je me suis intéressé à ce sport», explique-t-il.
La base de ce sport, c’est auprès de Yannick Benoît, diplômé de la prestigieuse Université des sports de Beijing et fondateur de l’Institut Québec wushu de Drummondville, que Louis-Philippe Milot l’a apprise. Aujourd’hui, c’est à son tour de partager ses connaissances à titre d’instructeur au sein du programme sports-études de l’école secondaire Marie-Rivier.
Découlant des arts martiaux chinois traditionnels, le wushu se subdivise en plusieurs styles. En compétition, les athlètes doivent effectuer différentes routines de mouvements (formes) exigeant rapidité, force, équilibre et style. Ces formes sont effectuées à mains nues ou avec des armes, comme le sabre, l’épée, la lance ou la chaîne, pour ne nommer que celles-là.
«Le plus beau avec le wushu, c’est que tout le monde peut y trouver son compte. C’est une discipline tellement large que chaque personne peut trouver un style qui lui convient. Par la suite, on peut toujours continuer à s’améliorer», explique Louis-Philippe Milot.
C’est d’ailleurs dans cette optique que le Drummondvillois a effectué trois séjours en Chine au cours des dernières années. Auprès du réputé entraîneur Zhang Bin, ces stages de perfectionnement lui ont permis d’améliorer le fondement de sa technique en wushu.
«Au fil des ans, j’ai compris que la principale qualité nécessaire pour pratiquer le wushu, c’est la persévérance, car c’est une discipline difficile qui exige beaucoup de dextérité fine. Il n’y a pas de fin : une fois qu’on a atteint un objectif, on peut toujours s’en fixer un autre», termine celui qui s’est récemment classé 17e en style changquan, 7e au sabre et 7e au bâton au championnat canadien de wushu disputé à Toronto.
