Mardi avant-midi dernier, comme il en a pris l'habitude, l'évêque de Nicolet, Monseigneur Raymond Saint-Gelais, a accompagné les responsables du Conseil diocésain de Développement et Paix dans leur tournée des trois grands pôles pour le lancement de cette campagne de financement annuelle.
À Drummondville, c'est au Centre d'action bénévole que Mgr Saint-Gelais, Pierrette Leclerc et Jean-Denis Lampron ont été accueillis par de précieux partenaires de cette campagne dont une importante délégation de l'équipe pastorale Saint-François-d'Assise.
Comme son nom l'indique, cette campagne se déroule tout au long du Carême, soit depuis le 17 février jusqu'au 4 avril, le moment fort étant toutefois le 5e dimanche, le 21 mars, alors qu'il y aura la collecte spéciale dans les églises sous l'égide de Développement et Paix.
L'évêque de Nicolet, il va sans dire, en a profité pour lancer un appel particulier à la population, d'autant plus que cette campagne arrive cette année quelques semaines seulement après cette mobilisation en faveur d'Haïti à la suite de la terrible catastrophe que l'on connaît tous.
D'entrée de jeu, Mgr Saint-Gelais a remercié chaleureusement la population puisqu'en date du 1er mars, c'est un montant de 166 000 $ que Développement et Paix a été en mesure d'acheminer là-bas au nom de «Urgence Haïti».
«Les paroisses ont remis 90 000 $ lors des quêtes spéciales, les dons individuels ont atteint 45 000 $ et la part des communautés religieuses a été de 25 000 $. D'autres activités, comme le concert-bénéfice du 23 janvier a l'église Saint-Frédéric qui a permis d'amasser 6254 $, ont contribué à cette recette, et ce, d'autant plus que les dons continuent d'entrer», a exposé Raymond Saint-Gelais.
Celui-ci n'a pas été sans rappeler qu'avec la promesse du premier ministre Harper de doubler les dons, c'est donc une enveloppe de 332 000 $ qui portera la signature du diocèse de Nicolet en lien avec Urgence Haïti.
Cette générosité ne surprend guère Mgr Saint-Gelais car dans le cadre de la campagne annuelle du Carême du partage, Nicolet se classe habituellement au 3e rang après Montréal et Québec.
Bien sûr, le travail de Développement et Paix ne se limite pas qu'au dépannage comme à Haïti, aussi important que cela puisse être, si bien d'ailleurs que 10% des fonds de sa collecte annuelle sont destinés au secours d'urgence.
Comme l'a bien expliqué Mgr Saint-Gelais, la partie importante de l'argent recueillie lors du Carême du partage sert à prolonger l'action humanitaire avec des programmes de développement durable.
«Les besoins des populations les plus pauvres sont nombreux et certains pays ne font jamais la première page des journaux. Votre don durant le carême vous permet d'aider ces peuples de l'ombre à prendre en main leur développement», a témoigné l'évêque du diocèse de Nicolet pour bien faire comprendre l'importance de cette autre campagne qui a un objectif de 10 millions $ à l'échelle nationale.
Jean-Denis Lampron et Pierrette Leclerc ont pour leur part tenu à préciser que la campagne 2010 met l'accent sur la problématique de la faim dans le monde.
Pour un, M. Lampron a indiqué que cette campagne arrive au moment où, pour la première fois sur la planète, le nombre d'individus qui souffrent de la faim atteint le milliard et qu'à chaque jour, 24 000 personnes en meurent.
«C'est un peu comme si à chaque dix jours, il y avait une catastrophe semblable à Haïti qui se répète, sauf que cela se fait dans le plus grand silence», a-t-il illustré.
Bien au-delà de ces tristes chiffres, cet homme d'affaires, père, grand-père et diacre sait cependant qu'il y a moyen de s'attaquer à cette misère.
Celui qui a fait des séjours dans divers pays du Sud dont le Brésil pour constater le travail fait sur le terrain par les organismes en lien avec Développement et Paix peut témoigner de leur efficacité, voire de leur nécessité.
«Quand un enfant aux allures de mon propre petit fils me dit suppliant et les yeux mouillés qu'il faut absolument dire aux gens de mon pays tout le bien que le projet soutenu par Développement et Paix apporte à sa communauté, je n'ai pas le droit de rester silencieux», de plaider celui qui milite au sein de cet organisme depuis plusieurs années déjà.
D'ailleurs, Pierrette Leclerc n'a pas caché que tout au cours de cette campagne, les talents d'orateur de son collègue seront requis dans les différentes églises du diocèse pour aider à faire prendre conscience de cette autre réalité.
M. Lampron ne sera pas le seul à y livrer son message, puisque, comme l'a fait savoir Mme Leclerc, des gens en provenance de diverses communautés (44 pays sont représentés à Drummondville) viendront également témoigner.
Tout en souhaitant que les gens se montrent généreux lors de la quête du 21 mars prochain, Jean-Denis Lampron profite de cette campagne du Carême du partage pour continuer de promouvoir la formule du don mensuel avec «Les partagens».
Les personnes désireuses d'en connaître davantage avec cette formule peuvent d'ailleurs communiquer avec M. Lampron au 819 395-1110.
«Grâce aux dons du public, Développement et Paix pourra continuer de travailler étroitement avec des partenaires bien établis dans les pays du Sud, en mettant sur pied des programmes qui permettent aux communautés défavorisées d'assurer elles-mêmes leur développement comme c'est actuellement le cas au Madagascar, en Haïti, en Indonésie, au Soudan, au Moyen-Orient et ailleurs», a conclu Pierrette Leclerc en ajoutant qu'une campagne d'éducation suivra à l'automne.




