«Je souhaite que personne d’autre ne vive ce que mes enfants et moi avons vécu la semaine dernière. Nous avons subi l’attente, de jour et de nuit, en famille avec tous nos téléphones cellulaires. Nous sommes passés par toute la gamme des émotions. Nous avons tant espéré…», a exprimé Mme Paquet, lundi, au www.journalexpress.ca.
Au fil de l’attente, de ces heures à espérer, croire et rêver, des dizaines de personnes – parents et amis - ont joint la famille pour tenter d’en savoir plus, mais surtout pour transmettre des vœux d’espoir.
«Nous avons tellement eu de messages, de lettres et de témoignages, c’est incroyable et beau en même temps. Il y a même des gens qui ont laissé des lettres devant ma maison. Ça nous touche», a-t-elle communiqué, la voix fragile.
Cet après-midi (lundi), l’épouse attristée se rendra au salon funéraire en compagnie de ses enfants pour la suite des choses.
«J’appréhende ce moment. Une chance que je suis bien entourée. Il y a tellement d’amour entre nous. Nous attendons toujours de voir quand le corps de mon mari sera rapatrié au Québec. Encore ce matin, nous n’avons pas pu être informés. Au bureau de l’ambassade et au ministère des Affaires étrangères, on nous dit que ça dépend de la disponibilité des avions-cargos. On nous dit aussi qu’ils privilégient le rapatriement des vivants, ce qui est tout à fait normal», a informé Lorraine Paquet.
Mince consolation pour la famille : Denis Bellavance n’a pas souffert.
«Nous ne croyons pas qu’il a souffert, car selon ce qu’on a appris, il est décédé mardi. Il est mort sur le coup. Il n’a donc probablement pas souffert», ajoute-t-elle.
Passionné de l’informatique et des gens, Denis Bellavance vouait une grande importance à cette deuxième mission à Haïti en moins d’un an.
Selon Mme Paquet, toutes les missions qu’il planifiait à son agenda étaient essentielles.
«Denis était un passionné de l’informatique et de l’éducation. Il disait toujours que le peu qu’il pouvait apporter à une communauté étrangère était super important. Je peux donc dire qu’il est mort heureux parce qu’il était dans son élément», exprime la dame.
Pour la suite des choses, le www.journalexpress.ca tiendra les lecteurs informés des dates importantes entourant les obsèques. Puis, l’édition de dimanche de L’Express publiera un reportage spécial sur la carrière étonnante de Denis Bellavance, et ce, en collaboration avec le Cégep de Drummondville.
Une page Facebook a aussi été créé pour que les gens puissent laisser des témoignages de sympathie.




