Résistance aux antimicrobiens : un comité de surveillance déjà opérationnel au CSSS Drummond

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Maxime Rioux
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Après avoir lu un article publié aujourd’hui dans La Presse en lien avec «la menace grave pour la santé» que constitue la résistance aux antimicrobiens, plusieurs personnes se demandaient si les mesures de prévention mises de l’avant par le ministère de la Santé et des Services sociaux avaient été enclenchées à l’Hôpital Sainte-Croix. Le Dr Luc Gilbert, également directeur des Services professionnels du CSSS Drummond, a indiqué à L’Expres que tout avait été fait selon les règles de l’art.

«Notre équipe suivra également l’évolution des dossiers en lien avec les antiviraux, antifongiques et antiparasitaires. À titre d’exemples, le SARM et le ERV sont deux bactéries qui, elles aussi, résistent très bien à certains antibiotiques assez puissants. Nous suivons donc tout ça de près avec des marqueurs précis afin d’éviter la propagation», fait valoir M. Gilbert.

Dans l’article publié dans La Presse et signé par la journaliste Marie Allard, on pouvait lire que l’Organisation mondiale de la santé est d’avis que «le monde est sur le point de perdre les médicaments miracles que sont les antimicrobiens, tant les virus et bactéries capables de résister se multiplient.» Plus loin, dans le même article, on sous-entendait qu«’une écorchure au genou d’un enfant pourrait bientôt devenir mortelle», ce que nie le Dr Gilbert.

«C’est effectivement une problématique, mais nous suivons ce dossier de près depuis un bon moment déjà. En ce qui concerne un cas comme l’écorchure, c’est exagéré, mais il faut bien sûr prendre des mesures pour éviter d’en arriver là un jour, mais on parle de probabilités à moyen et à long termes dans ce dossier», assure le Dr. Gilbert.

«Les médecins ne prescrivent des antibiotiques qu’en temps opportun et les gens sont de plus en plus sensibilisés au fait que les antibiotiques peuvent causer des effets secondaires ou d’autres genres de problèmes», poursuit-il.

Déjà implanté

Au CSSS Drummond, comme c’est probablement le cas ailleurs, le dossier de la résistance aux antimicrobiens était déjà bien actif.

«C’était déjà implanté chez nous, assure le directeur des Services professionnels du CSSS Drummond. Lors de la plus récente séance du conseil d’administration, qui se déroulait au mois de mars, un comité de surveillance a été officiellement formé. Celui-ci est notamment constitué de six médecins et de deux pharmaciens», informe le Dr. Gilbert, qui précise que la résistance aux antimicrobiens n’est pas le seul problème observé.

«Notre équipe suivra également l’évolution des dossiers en lien avec les antiviraux, antifongiques et antiparasitaires. À titre d’exemples, le SARM et le ERV sont deux bactéries qui, elles aussi, résistent très bien à certains antibiotiques assez puissants. Nous suivons donc tout ça de près avec des marqueurs précis afin d’éviter la propagation», fait valoir M. Gilbert.

Ainsi, les professionnels du CSSS Drummond étaient déjà bien au fait du problème.

«Le ministère (de la Santé et des Services sociaux) a voulu simplement standardiser les mesures et s’assurer que tout le monde emboîte le pas», se dit d’avis le Dr. Gilbert.

Organisations: Hôpital Sainte-Croix, La Presse, Organisation mondiale Services professionnels du CSSS Drummond SARM Services sociaux

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  • Technico Agrobio
    11 avril 2012 - 07:30

    Que veut-on nous faire croire? L’exagération a toujours porté fruit. La méconnaissance des néophytes sert de véhicule. Dans quelques semaines ou mois à venir, un médicament synthétique miraculeux, très dispendieux, sortira du placard pour l’espérance d’une vie éternelle. Et… le tour est joué. Tant qu’à la résistance des microbes, virus etc., dans les littératures scientifiques la réponse s’y trouve. Les bactéries utiles à la survie de l’humain sont en plus grand nombre. Prélevées du sol de notre bonne vieille terre, elles apprennent à se défendre envers et contre les quelques bactéries nuisibles. L’écosystème est un tout et la modération est toujours de bon aloi. Un peu de pollution, c’est l’équilibre entre le bien et le mal. La source de concentration environnementale (pollution à outrance) qui risque d’interférer sur nos alliés les bactéries utiles et essentielles, ça c’est une affaire plus complexe: « Eux collent lient pôles lient tics » Par chance, il y en a qui ont l’œil ouvert.