Le Réseau de villes et villages en transition favorise l'émergence de groupes dans les communautés du monde, afin que des citoyens issus de tous les secteurs (affaires, communautaire, environnemental, transport, commercial, élus, santé et tourisme) trouvent ensemble des solutions pour construire des sociétés écologiques et résilientes.
Ce mouvement propose, selon Annick Corriveau, membre du comité organisateur, des outils pour créer des économies locales prospères et des communautés fortes et solidaires, capables de s'adapter aux impacts qu'auront la pénurie de pétrole bon marché et les changements climatiques sur notre mode de vie actuel. Il existe aujourd'hui près de 700 Initiatives de Transition à travers le monde, dont une quarantaine au Canada.
Selon le député de Drummond à l'Assemblée nationale, Yves-François Blanchet, présentateur officiel de l'événement, cette initiative tombe à point.
«Comme la plupart des communautés au Québec, en Occident, peut-être au monde, les gens de Drummondville s'éveillent rapidement aux enjeux du développement durable. C'est d'autant plus remarquable parce qu'un milieu industriel comme le nôtre est capable du pire comme du meilleur en termes d'environnement, et Drummond se dirige vers le meilleur. Les initiatives individuelles et de petits groupes se multiplient, et n'y manque qu'une forme de coordination régionale, indépendante et engagée, pour que Drummond et le Centre-du-Québec s'imposent comme des leaders. Comment? En soutenant des projets comme Villes en transition!»
Le programme de ces deux journées intensives de formation contient aussi bien de la pratique (organisation de sessions de Forums ouverts et planification d'activités de sensibilisation) que la théorie (principes de la résilience et psychologie du changement).
Annick Corriveau a d'ailleurs suivi cette formation à Guelph en Ontario, l'an dernier. Elle espère maintenant faire profiter de cette expérience marquante aux gens de la région.
«Depuis mon retour, je sens que j'ai besoin de plus de cohérence dans ma vie. Je parle beaucoup de protéger la nature, mais j'ai du mal à me séparer de mon auto! Pour moi, vivre sans voiture est la prochaine étape. Je comprends mieux ma dépendance au pétrole et ça m'aide à transformer mes habitudes de vie», explique-t-elle.
Ceux et celles qui aimeraient prendre part à cette formation sont invités à contacter Gilbert Fafard au 819 478-7780 ou à visiter le site Web www.quebecentransition.org.
