Les parents contestataires prêts à payer

Gérard
Gérard Martin
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Pour une gestion efficace et efficiente du transport scolaire

S'il faut s'en fier aux propos des porte-parole du Comité de parents contre la nouvelle politique de transport scolaire, la porte est ouverte à une contribution parentale si la Commission scolaire des Chênes (CSDC) en arrive à trouver une solution satisfaisante pour les élèves qui seront privés de ce service et désireux d'y recourir en septembre prochain en dépit de la règle du 1,6 kilomètre.

La nouvelle politique de transport scolaire de la CSDC ne fait pas l'unanimité, particulièrement dans certaines municipalités rurales de la MRC de Drummond.(Photo d'archives)

Audrey Lauzière, Annie Provençal et Chantal Pâquet ont fait part de cette ouverture après avoir livré leurs interrogations sur les conséquences appréhendées de cette réorganisation, tout en invitant l'organisme scolaire à se servir des pouvoirs d'autonomie locale que lui confère la Loi sur l'instruction publique.

En s'en remettant encore une fois à un commentaire de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) trouvé dans le rapport du Vérificateur général (VG), ces porte-parole encouragent donc la CSDC à s'en inspirer, tout en citant cet extrait: «Par la transparence de leur processus de consultation et leur prise de position démocratique, tels que prévus par la loi, les commissions scolaires veillent à atteindre un consensus social et à faire une large diffusion des choix collectifs qui sont faits en matière de transport. Les parents et l'ensemble de la communauté peuvent être rassurés quant à la recherche d'une gestion efficace et efficiente du transport scolaire, adaptée aux besoins de la société et des élèves.» Cette façon de voir de la FCSQ rejoint donc ces parents, au point tel où ils y vont de ce commentaire engageant:«Nous partageons cette approche et nous partageons aussi l'idée que des coûts pourraient être liés aux choix faits localement.» Question de participation financière des parents, Mmes Lauzière, Provençal et Paquet mettent toutefois déjà un bémol sur l'introduction de frais pour les demandes de 2e adresse, donc pour les places disponibles, comme le veut la nouvelle politique de la CSDC. «La consultation du rapport du VG nous indique que les commissions scolaires reconnaissent qu'un élève peut avoir plus d'une adresse de résidence si l'on tient compte des différentes situations familiales dont la garde partagée. Nous croyons que le besoin d'une 2e adresse est une question de politique parentale plutôt qu'une opportunité de sollicitation financière auprès des parents contribuables», font-elles valoir. Des partenaires

Les représentantes du Comité de parents contre la nouvelle politique de transport scolaire estiment que leur travail de recherche les amène à penser que certaines choses n'auraient pas été faites correctement par la CSDC dans tout ce processus ayant conduit à l'adoption de la nouvelle politique.

«Nous savons bien que commettre une erreur en soi n'est pas d'agir de façon irresponsable, mais le fait de ne pas reconnaître une erreur commise peut porter à s'interroger sur la capacité d'exercer des responsabilités», plaident-elles en invitant le conseil des commissaires de la CSDC à apporter les correctifs souhaités à la nouvelle politique de transport scolaire.

Celles-ci émettent d'ailleurs le souhait d'être considérées davantage comme des partenaires que comme des opposantes.

«En tant que parents et citoyens, nous avons aussi des décisions à prendre sous la contrainte de limitations imposées par les organisations gouvernementales tant fédérale, provinciale, municipale que scolaire, décisions qui portent souvent atteinte à notre autonomie de parents et de citoyens. Nous sommes donc en mesure de comprendre une situation de compression budgétaire, mais encore faudrait-il être considéré comme partenaire, et surtout partenaire d'un projet éducatif», exposent-elles.

En guise de conclusion, les trois porte-parole résument ainsi la démarche des parents opposés à la nouvelle politique de transport: «Nous ne cherchons pas à trouver un coupable ou à cibler les erreurs de procédure, nous proposons des modifications à la politique de transport scolaire pour qu'elle devienne raisonnable et applicable, c'est-à-dire adaptée à la réalité d'aujourd'hui, surtout qu'elle semble bien correspondre aux considérations retrouvées dans le rapport du Vérificateur général. Nous sommes convaincus de pouvoir travailler en ce sens avec la coopération du conseil des commissaires.»

Organisations: Vérificateur général, Fédération des commissions scolaires du Québec, Conseil des commissaires Comité de parents contre la nouvelle politique de transport scolaire

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