Il faudra désormais parler de L'École aux Quatre-Vents

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Gérard Martin
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Celle-ci sera officiellement inaugurée en janvier 2012

Au terme d’un rigoureux processus de consultation mené par le milieu concerné, le conseil des commissaires de la Commission scolaire des Chênes, réuni en séance ordinaire, le mardi 22 novembre, a entériné la proposition du conseil d’établissement pour donner le nom L'École aux Quatre-Vents à l'institution jusque là appelée tout simplement l'école "A".

L'école

«Les membres du conseil d’établissement de notre nouvelle école tenaient à ce que son nom ait un lien avec ce qu’ils décrivent comme étant la caractéristique principale du quartier dans lequel l’école est située : le vent, qui est toujours présent», a d'abord expliqué la directrice générale de la commission scolaire, Christiane Desbiens, dans un communiqué de presse.

Mme Desbiens a profité de l'occasion pour confirmer que l’École aux Quatre-Vents sera officiellement inaugurée, en même temps que l’œuvre d’art qui embellira son atrium, soit à quelque part en janvier 2012.

Incidemment, puisqu'il est question de cette œuvre d'art qui a pour nom «Faire voler», elle se situe bien en lien avec le nouveau nom car elle représente une envolée de quatre cerfs-volants et de ballons.

«Par ailleurs, a renchéri la directrice générale de la CSDC, la désignation "Quatre-Vents" peut tout aussi bien s’appliquer à un lieu "venteux", mais prend aussi un sens allégorique, qui fait référence à un endroit où se rencontrent les gens de tous horizons, un lieu de convergence où se rassemblent les citoyens des quatre coins du quartier. Dans l’expression "Quatre-Vents", le mouvement, l’activité et l’animation sont entendus.»

Un concours

Dans le communiqué, il est également préciser que pour en arriver à ce nom, le conseil d’établissement a mis en place un concours-maison auprès des élèves de l’école, de leurs parents, de même que du personnel de l’établissement et de la commission scolaire.

On y indique aussi que de nombreuses suggestions, sans en préciser le nombre, ont ainsi été recueillies, pour en arriver à celle qui a fait consensus dans le milieu, à savoir L'École aux Quatre-Vents.

Mais, comme le stipulent les règles qui gouvernent la commission scolaire à cet égard, le nom a par la suite été soumis à l’approbation de la Commission de toponymie du Québec, du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, ainsi qu’à la consultation du comité de parents de la commission scolaire, avant d'obtenir l'approbation finale du conseil des commissaires.

«Il y a lieu de féliciter le conseil d’établissement et tous les intervenants concernés pour la rigueur démontrée tout au long de la démarche qui a mené au choix de ce nom. Avec la "naissance" de l’École aux Quatre-Vents, nous vivons, en quelque sorte, un moment historique, une première en près de 50 ans. Notre nouvelle école a son nom et c’est un moment qui doit être souligné et célébré», a pour sa part indiqué la présidente de la commission scolaire, Jeanne-Mance Paul, au terme de ce vote.

Organisations: École aux Quatre-Vents, Conseil d’établissement, Commission de toponymie du Québec Ministère de l’Éducation Conseil des commissaires

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  • Marco Béchard
    30 novembre 2011 - 22:23

    Ainsi, la nouvelle école «A» sera nommée l'École aux Quatre-Vents, un nom joli, certes, mais qui n'évoque absolument rien. En fait, si une image ressort de ce nom, c'est celle d'une société où les institutions – du monde de l'éducation de surcroît – n'exercent même plus leur devoir de mémoire en honorant dans leur toponymie les bâtisseurs passés et présents ou la spécificité du parcours historique de cette même société qui les nourrit. En ayant choisi ce nom qui serait risible s'il n'était pas aussi déprimant, les décideurs scolaires contribuent à occulter les points de repère qui sont le ciment d'une société – d'aucuns diraient d'un peuple. Dans un tel contexte, l'école et la commission scolaire ne prêchent certainement pas par l'exemple pour former des citoyens conscients de leur monde et ouverts à connaître celui des autres. Au contraire, ces repères se voient banalisés et disséminés aux quatre vents, c'est-à-dire « partout, en tout sens », selon Le Petit Robert. Heureusement que le comité qui en est arrivé à ce choix n'a pas d'influence sur la désignation des infrastructures municipales, sans quoi, au lieu du Centre Marcel Dionne et du boulevard René-Lévesque, les Drummondvillois iraient peut-être patiner au Palais des Joies Hivernales et magasiner dans les commerces du boulevard de l'Arc-en-Ciel de l'Harmonie. Peut-être qu'un jour, dans un cours d'histoire quelque part, on parlera de manière anecdotique des noms de nos institutions actuelles en posant cette question fataliste : « Que pouvait-il arriver d'autre à une communauté dont les institutions encourageaient ainsi la perte de mémoire collective? ».