«Nous ne voulons pas nous voir imposer, encore une fois, une convention collective sous le bâillon, comme ça été le cas en 2005. Nous voulons une négociation faite de bonne foi et une convention collective négociée!», a soutenu fermement Guy Veillette, président du SERD.
La convention collective des 475 000 syndiqués de la fonction publique du Québec vient à échéance le 31 mars 2010. Or, le Front commun intersyndical des employés de l'État doit tenter d'en arriver à un terrain d'entente d'ici cette date. M. Veillette a bon espoir que le gouvernement Charest et les syndiqués parviennent à conclure un nouveau contrat.
«Il reste encore du temps avant le 31 mars, alors qu’on s’assoit et qu’on se donne de vrais mandats», a-t-il laissé entendre, en indiquant que ce message s’adressait au premier ministre.
D’ailleurs, la manifestation d’aujourd’hui se terminait devant le bureau de Jean Charest.
Concrètement, la Fédération des syndicats de l’enseignement (CSQ) a trois grandes revendications pour la négociation, lesquelles sont regroupées dans trois cibles principales, soit la réduction des difficultés liées à l’intégration des élèves handicapés ou en difficulté d'adaptation ou d'apprentissage (HDAA), la réduction de la taille des classes dans tous les secteurs et l’amélioration des conditions d’accès à des contrats à temps partiel et à des contrats à temps plein.
«Cette troisième revendication favoriserait la diminution du taux de précarité du personnel enseignant qui est de 44 %, ce qui est énorme», a indiqué M. Veillette.
«Nous demandons également une augmentation de salaire de 3,75 % annuellement pour les trois prochaines années, alors que le gouvernement nous a offert un cadre financier de 7 % sur cinq ans… Il y a une bonne différence», a-t-il ajouté.
Actuellement, les salaires versés dans la fonction publique et dans les réseaux de la santé et de l’éducation sont inférieurs de 8,7 % à ceux versés dans les autres secteurs de l’économie pour des emplois comparables, et cet écart s’élargit d’année en année.
À propos des élèves HDAA, M. Veillette estime qu’il est grand temps qu’on agisse.
«Ça n’a plus de sens. On en demande toujours plus, mais la flexibilité a ses limites. Afin d’assurer la continuité des services, ça nous prend des sous et du personnel, chose que nous n’avons pas», déplore-t-il.
Bref, pour endiguer les problèmes de pénurie de personnel et de précarité ainsi que pour améliorer la réussite des élèves, la FSE maintient le cap sur ses objectifs.
Le SERD représente 1296 enseignantes et enseignants de la Commission scolaire des Chênes à tous les secteurs d’enseignement, tant au préscolaire, au primaire et au secondaire qu’à la formation professionnelle et à l’éducation des adultes.




