«Parce que le réseau routier au Québec et dans Drummond est dans un état inquiétant, les investissements annoncés sont un pas dans la bonne direction. Parce qu’ils arrivent dans une période de crise financière et économique, leur impact sur l’emploi est aussi salutaire», convient d'entrée de jeu le député péquiste tout en clamant cependant du même souffle que le gouvernement de Jean Charest peut et doit faire plus et mieux.
Le député de Drummond a d'abord tenu à mettre en perspective l'affirmation du ministre Lessard voulant que le plan routier de ce même gouvernement contribue à créer ou à maintenir un peu moins de 1300 emplois dans le Centre-du-Québec.
«On regarde les journaux locaux et on parle aux gens du milieu industriel pas mal tous les jours, et on craint que les pertes d’emploi ne soient bien plus importantes que ça. Si Drummond avait 20% de ces emplois, ça n’en ferait encore que 260», s’inquiète M. Blanchet.
Le député de Drummond réitère qu'il ne veut pas lever le nez sur près de 20 millions $ d'investissements dans Drummond et il reconnaît même que c’est significatif.
«Mais alors que les différentes analysent suggèrent une reprise lente à compter de la fin de 2009 ou du début de 2010 si les marchés se stabilisent, je maintiens que c’est davantage et plus rapidement qu’il faudrait agir», plaide le représentant de Drummond dans un communiqué de presse.
À ce stade-ci de son analyse, Yves-François Blanchet affirme ne pas en être à demander au gouvernement d’ajouter de l’argent supplémentaire à long terme, mais bien d’accélérer le rythme des investissements immédiats, et ce, pour que la région ressente le moins possible les effets de la crise.
«Bien au-delà de Drummond et du Québec, les états mettent le cap sur des investissements majeurs pour non seulement traverser la crise, mais pour se positionner pour la reprise. Je suggère au gouvernement de profiter de ce contexte pour doter le Québec et le comté d’infrastructures en transports en effet, mais aussi dans d'autres secteurs», a mentionné le représentant de Drummond.
M. Blanchet a donné en exemple le secteur de la santé, avec le Centre Famille-Enfant, celui de l'éducation, sans oublier les sports et le secteur communautaire, avec le Complexe Multisport et l’agrandissement du Centre Pierre-Lemaire.
Yves-François Blanchet a également mentionné dans sa liste le dossier d'un centre de foire et, éventuellement, le réaménagement de l’aéroport.
De plus, au dire de M. Blanchet, l'occasion est belle pour le gouvernement de donner un angle environnemental à tout ça.
«L’écologie n’est pas une frivolité qu’on agite entre les crises pour se donner bon genre. C’est le plus important secteur de l’économie en développement, et il ne souffrira que très peu de la crise. Un peu de courage, s’il vous plaît. On ne peut pas avoir le pied sur le gaz et le frein en même temps», insiste Blanchet.
Selon lui, l’État québécois doit donner une impulsion importante à l’économie de toutes les régions.
«Il ne faut pas seulement se protéger contre les effets de la crise. Il faut voir plus loin, il faut s’appuyer sur la relance pour être les premiers de classe en développement économique, écologique, en éducation et en santé. C’est le temps, maintenant, de faire plus et mieux», défend le député péquiste
Dans sa missive, le député de Drummond à l’Assemblée nationale en a profité pour lancer une flèche à l'endroit de Jean Charest, question de l'inciter à plus d'action.
«Le gouvernement libéral a pris l’habitude d’annoncer plusieurs fois les mêmes choses. Ça semble leur éviter de se faire demander si ce qu’ils font est suffisant», a formulé Yves-François Blanchet en l'enjoignant d'en faire plus, particulièrement en cette période.
Yves-François Blanchet accueille avec réserve les investissements routiers dans Drummond
Et réclame d'autres actions du gouvernement libéral pour traverser la crise
Sans renier la pertinence des investissements dévoilés il y a quelques jours par le ministre Laurent Lessard dans le réseau routier de Drummond, le député de cette circonscription à l'Assemblée nationale, Yves-François Blanchet, tient néanmoins à y mettre un certain bémol, particulièrement en ce qui a trait à l'impact réel en terme de bilan des emplois en cette période de crise.
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