C’est en ces termes que le député fédéral de Drummond, Roger Pomerleau, s’est exclamé, quelques heures après le conseil général qui s’est déroulé samedi, à Saint-Hyacinthe.
Selon M. Pomerleau, les députés des partis fédéralistes canadiens sont là d’abord et avant tout pour défendre les intérêts du Canada, quitte à passer outre les grands consensus de l’Assemblée nationale du Québec.
«Qu’il s’agisse de la langue française, de la culture, de la politique d’intégration du Québec, des jeunes contrevenants, de Kyoto et du pétrole et de l’autonomie du Québec, il n’y a qu’un parti qui se tient systématiquement debout pour le Québec, et c’est le Bloc québécois», a déclaré le député de Drummond qui, tout au long de la dernière campagne électorale, s’était appliqué à dire qu’il fallait empêcher Stephen Harper d’obtenir une majorité.
«C’est justement parce qu’on s’est tenus debout dans Drummond et sur l’ensemble du territoire du Québec qu’on y est arrivé», a poursuivi Roger Pomerleau.
Le député bloquiste a rappelé qu’au cours de la dernière campagne électorale, les représentants du Bloc n’ont jamais hésité pour affirmer qu’ils formaient une équipe résolument souverainiste.
«Maintenant, il nous incombe d’assumer cet autre rôle à jouer parallèlement à notre présence à Ottawa. Il s’agit de préparer l’avenir du Québec, d’un Québec souverain. Il est inconcevable de songer à un avenir valable pour la nation québécoise autrement que libérée des contraintes du régime fédéral canadien et pleinement responsable de la maîtrise de sa destinée», a expliqué Roger Pomerleau.
«Je partage sans réserve les propos de notre chef, Gilles Duceppe, pour qui une nation n’est pas libre quand elle se voit refuser de défendre sa langue; quand elle ne parle pas en son propre nom sur la scène internationale; quand les milliards qu’elle envoie en impôt sont utilisés à l’encontre de ses intérêts et de ses valeurs, comme le fait le Canada en subventionnant l’industrie pétrolière et en nous maintenant dans la dépendance au pétrole. C’est ça l’avenir qui attend le Québec dans le cadre canadien», a-t-il enchaîné.
Dans la situation actuelle, la souveraineté est la seule solution envisageable pour le Québec, estime le député de Drummond.
«C’est maintenant aussi évident que le nez au milieu du visage. Il n’y a plus strictement rien à attendre d’un changement de gouvernement ou de chef à l’un ou l’autre des partis canadiens. C’est à nous, Québécoises et Québécois, d’ouvrir les yeux. La seule solution d’avenir pour le Québec, pour un Québec maître de ses choix, passe irrémédiablement par la souveraineté. D’ici le jour où nous déciderons, ensemble, de nous donner un pays, tant qu’on ne sera pas maîtres chez nous, le Québec a besoin d’élire des femmes et hommes qui se tiennent debout à Ottawa pour le Québec. Je suis fier, en tant que député de Drummond, de faire parti de ce fort contingent d’élus, les seuls qui se tiennent debout – et ce n’est pas un hasard – que sont les députés souverainistes du Bloc québécois», a conclu Roger Pomerleau.
Durant le conseil, le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a obtenu l'appui de 94,8 pour cent des militants lors d'un vote de confiance. (JH)
La souveraineté demeure la seule solution d’avenir, selon Roger Pomerleau
«Cette semaine, les partis fédéralistes ont fait la démonstration la plus éloquente de ce que nous soutenons depuis toujours : à Ottawa, il n’y a qu’un seul parti qui se tient debout pour le Québec et c’est le Bloc québécois!»
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