«Ça n’a aucun bon sens! Ça nous mène tout droit à un système où, au lieu de ramener les jeunes sur le droit chemin, on les envoie comme «chair à pâté» dans le hachoir des prisons! Quand on connaît le milieu carcéral, il est facile de prédire que ces jeunes ne seront pas dissuadés de commettre d’autres crimes, au contraire. Au contact de criminels endurcis, ils apprendront non seulement d’autres trucs, mais ils se créeront d’autres réseaux pour récidiver une fois sortis» a estimé le candidat libéral.
Jean Courchesne fait l’éloge du système de réadaptation juvénile au Québec. «Nous avons un système qui met l’accent sur la réinsertion dans la société, par opposition à la répression du crime. À quoi sert au gouvernement Harper d’enfermer à double tour des adolescents qui ont commis des erreurs? En plus de surpeupler encore un peu plus nos établissements carcéraux, cette mesure est un coup d’épée dans l’eau, si son objectif est de convaincre les jeunes de choisir la bonne route de la vie», a-t-il poursuivi.
M. Courchesne estime qu'au Québec, le système semble bien fonctionner dans un bon nombre de cas. «Et plusieurs adolescents, libérés de réseaux d’amis douteux, retrouvent la volonté et les compétences pour mener une vie honnête», a-t-il souligné.
Jean Courchesne rappelle à André Komlosy ainsi qu'à son chef, Stephen Harper, que nous sommes au Québec et au Canada. «On dirait que la promesse faite par M. Harper a été rédigée conjointement par la National Rifle Association (un lobby pro-armes américain) et par le Parti républicain américain, ironise Jean Courchesne. Le Québec, ce n’est pas le Texas ni l’Alabama. Le Québec, c’est plus qu’une nation, n’en déplaise à M. Harper et son lobbyiste. Le Québec, ce sont des valeurs, des façons de faire, et surtout, des choix philosophiques. Je suis d’accord sur le fait qu’un jeune doive être tenu responsable de ses actes. Mais il doit avoir la chance de racheter ses fautes, et de contribuer à l’essor de notre société. L’enfermer dans une prison, c’est en faire un poids mort.»
Le candidat libéral rappelle que le système judiciaire actuel comporte déjà des dispositions suffisantes pour assurer la protection du public et décerner les châtiments appropriés.
«Lors de crimes graves, les jeunes peuvent déjà être référés à des tribunaux pour adultes, a souligné Jean Courchesne. Notre système de droit prévoit déjà ces cas un peu plus délicats.»
M. Courchesne ajoute : «On dénonce à tour de bras, ici, au Canada, les violations des droits de l’Homme ailleurs sur la planète. On dénonce le fait que des jeunes travaillent dans des «sweat shops» en Asie, que d’autres soient exécutés sur la place publique dans certains pays où se pratique la charia, la Loi islamique. Et nous, on va laisser un émule de George Bush et son sous-fifre le lobbyiste venir faire la même chose ici? Pas question!», a tranché Jean Courchesne.
À cet effet, la feuille de route des Conservateurs en matière de droits de l’Homme en a pris pour son rhume, si l’on en croit le dernier rapport déposé par Amnistie internationale. Le rapport souligne entre autres l’histoire d’Omar Khadr, seul Occidental toujours emprisonné à Guantanamo. «Stephen Harper laisse pourrir en prison un jeune homme qui avait 15 ans lors de son arrestation, et qui se battait pour une cause qu’il croyait juste. J’ose à peine imaginer ce qui va arriver avec nos ados qui dévieront du droit chemin», a lancé le candidat libéral dans Drummond.
Jean Courchesne conclut : «Contrairement aux Conservateurs, nous, les libéraux, croyons à notre système judiciaire. C’est un système qui n’est pas parfait, car la perfection n’est pas de ce monde. Mais c’est un système qui représente un bon compromis entre la sécurité des citoyens, la répression du crime et la réhabilitation des contrevenants. Par conséquent, le 14 octobre, quand vous entrerez dans l’isoloir, amis électeurs, réfléchissez bien : voulez-vous élire un gouvernement de droite qui fera du Canada l’Iran de l’Occident? Et surtout, voulez-vous élire le candidat-lobbyiste, qui adhère à ces valeurs rétrogrades? Poser la question, c’est y répondre.»
