Avec cette importante contribution en poche, la direction du CCPL entend maintenant mener une campagne de financement pour amasser à son tour 400 000 $. Pour y parvenir, une partie de son surplus accumulé y sera consacrée.
«La campagne de financement visera le corporatif et le grand public, a précisé le directeur général du CCPL, Davis Boies. Si jamais on n’arrive pas à amasser 400 000 $, on empruntera tout simplement la somme restante.»
L’autre tiers du projet devrait être assumé par le gouvernement du Québec. Une demande sera ainsi formulé au ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, par l’entremise de son programme «Soutien aux installations sportives et récréatives».
«Le financement peut aller jusqu’à 50 % des coûts admissibles, mais nous, on ne demande que le tiers. On veut que la communauté embarque dans le projet, qu’elle s’implique», a noté M. Boies.
Les travaux seront lancés dès que Québec donnera une réponse positive. Au mieux, le chantier pourrait se mettre en branle cet automne. S’il y a des délais, il faudra reporter la construction à l’automne 2009, car le CCPL ne veut pas être dans le brouhaha en période estivale, une période de pointe.
Après avoir envisagé d’acquérir les anciens bureaux du ministère des Transports et de réaménager ses locaux, le CCPL a opté pour un projet de plus grande envergure, et ce, en fonction des besoins actuels et à venir de la communauté. La direction a d’ailleurs décrié à maintes reprises le manque de locaux, ce que n’a jamais nié la Ville de Drummondville, son principal bailleur de fonds.
«On nous a fait part de besoins importants et cet agrandissement est pleinement justifié», a souligné le directeur général de la Ville, Claude Proulx.
«Les citoyens attendent cet agrandissement depuis longtemps, a renchéri le conseiller municipal du secteur, Mario Jacques. Ça va donner plus de marge de manœuvre au Centre pour organiser des d’activités. Les aînés et les adolescents du quartier vont en être les premiers gagnants. C’est le point de ralliement de la population. On n’a pas d’église, pas d’école. C’est là que les gens se rencontrent.»
L’actuel gymnase sera donc subdivisé en de plus petits locaux, mais sur deux étages. Sa hauteur de 20 pieds permet ces modifications.
D’autre part, un gymnase de taille réglementaire d’une superficie de près de 6500 pieds carrés sera érigé à l’arrière du centre, à même le parc Pierre-Lemaire. Le CCPL sera donc le seul centre communautaire de Drummondville à disposer d’un gymnase pouvant accueillir des compétitions fédérées.
Les équipements récréatifs du parc, principalement destinés aux enfants, ne seront pas sacrifiés, mais plutôt déplacés.
«Pour nous, c’était important de ne pas perdre ces installations. La Ville prévoit déménager le parc sur un terrain qui lui appartient, juste à côté de notre piscine», a précisé le directeur général du CCPL.
Rappelons que le Centre communautaire Pierre-Lemaire avait été agrandi en 2000. Trois ans plus tard, une piscine extérieure munie de jeux aquatiques y avait été greffée. Bon an mal an, près de 4000 personnes utilisent ces services.
«Le quartier est en pleine expansion. On prévoit encore un accroissement des besoins puisqu’il y a un projet de développement domiciliaire de l’autre côté du boulevard Patrick. Nos nouveaux locaux vont être utilisés et bien appréciés de la part de la communauté», a affirmé David Boies.




