C'est d'ailleurs la lecture de ces fameux comptes se traduisant, dans certains cas, par des hausses de la facture globale des taxes de l'ordre de 30% qui a manifestement amené un nombre record de citoyens à la salle du conseil devenue trop petite pour l'occasion.
Au terme d'une période de questions fort animée de plus d'une heure au cours de laquelle plusieurs citoyennes et citoyens ont crié leur indignation, voire leur incapacité à absorber des hausses de taxes de cette nature, le conseiller Pierre Lavigne a en quelque sorte crevé l'abcès en étant à l'origine d'une résolution faisant en sorte d'amener le conseil à se repencher à ce stade inhabituel sur un budget pourtant adopté.
En l'absence des Gilles Vallières, Steve Lambert et Sylvain Baron, qui ont été épargnés par le mécontentement populaire, les deux autres conseillers, Daniel Lafond et Sylvain Jacques en l'occurrence, n'ont guère eu le choix de suivre M. Lavigne sur cette avenue.
Bien sûr, le maire Éric Cardinal, qui n'avait pu participer aux trois réunions préparatoires sur ce fameux budget et qui avait vainement demandé à son conseil des rencontres additionnelles en sa présence, se réjouissait de toute évidence de la tournure des événements.
Il lui appartiendra dorénavant de mettre l'épaule à la roue avec ses collègues pour trouver des solutions afin de satisfaire aux attentes des citoyens cyrillois, particulièrement ceux et celles qui ont été touchés par les plus fortes hausses.
Le budget 2008 de Saint-Cyrille-de-Wendover, rappelons-le, atteint 3 444 715 $, en hausse de 12% sur le précédent.
Ce qui le caractérise davantage, c'est qu'il a été créé dans un contexte de rééquilibrage du rôle foncier de la municipalité dans un souci, avait-on dit au moment de la prise de décision, de refléter davantage la valeur marchande des propriétés et d'assurer une plus grande équité entre les propriétaires.
Forcément, à partir d'une telle volonté, l'augmentation de 29% du rôle foncier n'a pas eu les mêmes impacts partout, comme l'ont dénoncé haut et fort les contribuables ayant hérité des plus hautes corrections.
Si certains ont critiqué fortement les nouvelles évaluations qu'ils trouvent disproportionnées mais qui ne sont plus du ressort de la municipalité une fois la commande passée, d'autres ont compris que le conseil municipal ne pouvait intervenir que sur l'autre facteur, celui de la fixation du taux des taxes foncières qui n'a été réduit que de 0,02 $ du 100 $ d'évaluation.
C'est d'ailleurs à la suite d'une question d'un citoyen demandant si le conseil pouvait toujours intervenir dans ce budget que M. Lavigne y est allé de sa proposition non sans pour autant en renier l'esprit.
«Ce budget, on ne l'avait pas fait de courte vue», a-t-il échappé en faisant référence, entre autres, à la décision du conseil de hausser son fonds de roulement de façon significative.
Quoi qu'il en soit, les citoyens de Saint-Cyrille recevront sous peu un avis écrit de leur conseil les informant de la tournure des événements, sauf que le maire Cardinal a demandé à ses contribuables d'acquitter comme prévu le 1er versement de leur compte de taxes.
Autre coup de théâtre : le conseil de Saint-Cyrille consent à revoir son budget
Face à la pression populaire
Ce que le maire Éric Cardinal n'a pu obtenir lors de l'assemblée sur le budget du 17 décembre dernier, les contribuables désabusés et même en colère de Saint-Cyrille-de-Wendover l'ont eu à la dure, lundi soir, à la séance régulière, alors que leur conseil a finalement consenti à refaire son devoir et à réviser son budget 2008, et ce, même si les comptes de taxes sont rendus dans chaque foyer.
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Commentaires
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- Claire Dionne
- - 14 Juin 2010 à 09:09:52
Enfin, on aura autre chose à lire que les commentaires désagréables de certains conseillers. La lumière est enfin là! Heureusement que Monsieur Cardinal se tient debout et n'a pas peur d'être ouvert pour la cause de ses concitoyens qu'il respecte avant tout autre chose. Bravo pour son travail fait avec professionnalisme et avec tellement de coeur et d'ardeur! Que de temps perdu à vouloir faire tomber quelqu'un qui veut si fort le bien de sa communauté! Il faudrait que certains conseilers arrêtent d'avoir des comportements individuels et malsains. Il y a tellement de belles nouvelles pour enrichir une population! Arrêtons de voir l'aiguille dans une botte de foin! La poutre est bien plus grosse et on ne la voit pas!
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- Yves-Marie SÉNAMAUD
- - 14 Juin 2010 à 09:09:00
Une petite Municipalité ne se gère pas comme une affaire privée et nous constatons que nos institutions sont depuis longtemps devenues inadaptées. Ce système se pervertit en produisant plus de chefs que d’indiens pour reprendre une expression bien d’ici. Il est illusoire de croire à un système participatif car une Municipalité doit vivre avec des objectifs séparés comme l’a voulu dans sa grande sagesse le Législateur, d’un côté les Politiciens et de l’autre l’Administration. Ces objectifs ne peuvent converger que dans la mesure ou le Maire dispose en permanence d’un groupe majoritaire ou le Conseil au complet. Le Maire est ambivalent car il est le seul autorisé à nager en eau trouble, soit la sauce politico-administrative qui caractérise nos Municipalités. Pour réussir il est impératif qu’il dispose de bons appuis prêts à le suivre dans sa vision et là seulement il pourra exiger de l’Administration l’application de sa vision. Avant toutes choses un Conseiller est un Politicien, il n’a pas d’autre choix que d’être avec le Maire ou contre le Maire. Toutes décisions qui amenuisent la crédibilité, l’autorité ou la vision du Maire, même si elle nous semble acceptable dans une décision ponctuelle, peut provoquer une crise majeure si elle devient une façon de faire faute d’être informé de l'essentiel : le respect du Souverain (le Citoyen). Le remède est connu depuis longtemps, il faut communiquer et ceux qui ne veulent pas suivre la vision du Maire se confineront à l’opposition d’eux même dans la mesure où ils n’ont déjà pris le parti de nager dans les conflits d’intérêts ou de se faire du capital politique sur le dos du Maire. Le Maire Cardinal démontre qu'il est à l'écoute du Souverain (le Citoyen) mais son Conseil vient de le découvrir, ce qui est profondément attristant quand on pense que la vocation première d'un Conseiller est d'être au service du Souverain (le Citoyen). Le Législateur n'a pas voulu prévoir une opposition dans les petites Municipalités et le Maire est le lien obligatoire des Conseillers avec l'Administration. Aucun Conseiller ne peut déroger à cette règle sans s'exposer à être blâmé publiquement et si le Maire est dans l'impossibilité de le faire, le Souverain tôt ou tard le fera. YMS
