Dans sa nouvelle Politique du plein air, du sport et de l’activité physique, la Ville de Drummondville s’est donnée comme mission «de soutenir et promouvoir le développement de la pratique d’activités physiques, sportives et de plein air, afin de permettre à sa population d’améliorer sa qualité de vie et de profiter de ses temps libres de façon individuelle ou collective dans un cadre approprié, accessible et sécuritaire.»
Or, l’accès aux terrains de tennis de la Ville de Drummondville est refusé aux personnes n’ayant pas leur carte de membre même s’ils sont vacants. Cette carte est disponible à un prix élevé de 85 $ pour une personne de 18 à 25 ans et de 125 $ pour une personne de plus de 25 ans. Un prix très injuste lorsque l’on promet une accessibilité aux infrastructures sportives à tous.
Tout d’abord, il faut souligner qu’étant résident de la Ville de Drummondville, nous pouvons bénéficier de la carte Accès-loisirs pour profiter des activités municipales de loisirs à coûts avantageux. Cette carte est largement financée par les taxes des citoyens de la ville. Il semble donc illogique de devoir payer à nouveau pour une carte de membre pour les terrains de tennis alors qu’ils sont eux-mêmes financés à partir de nos taxes.
Par exemple, pour l’inauguration des huit nouveaux terrains du parc Laurent-Bernier, un montant de 1,5 M $ a été injecté par le conseil municipal.
Il est cependant normal que certains sports et activités municipales requièrent des frais pour être pratiqués. Par exemple, il faut payer lors d’une baignade à la piscine municipale pour rembourser les frais de maintenance et la surveillance offerte par les sauveteurs. De plus, il faut aussi débourser pour une promenade en kayak puisque l’on emprunte de l’équipement et c’est tout à fait acceptable. Or, au tennis, il n’y a ni équipement emprunté, ni personnel pour assurer la sécurité, ni frais de maintenance élevé. En effet, l’utilisation d’un terrain de tennis n’entraîne que des frais négligeables comparé aux frais d’abonnement. C’est pourquoi certaines villes comme Sherbrooke permettent aux citoyens d’utiliser gratuitement les terrains libres.
Nous pouvons aussi prendre en exemple les terrains de soccer extérieurs, qui sont accessibles gratuitement à tous lorsqu’ils ne sont pas utilisés par des membres qui ont payé pour les réserver. Nous croyons que les terrais de tennis devraient être accessibles de la même façon, priorisant les utilisateurs abonnés sans toutefois expulser ceux qui ne sont pas membres lorsque les terrains sont vacants.
Sinon, comment pouvons-nous inciter les jeunes à découvrir cette activité physique si on leur demande de débourser un montant d’argent démesuré dès leur premier essai?
Jean-Philippe Boyer-Richard, Patrick Benoit, Marie-Christine Dubuc et Alexandra Lachapelle
