Que feront les «rouges» après la grève étudiante ?

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D'abord, à 18 ans, les étudiants ne sont pas des enfants, mais des adultes.

On dit que l'éducation est un droit, mais avant tout, c'est un choix: personne n'est obligé d'aller au collégial ou à l'université.

Quand on fait un choix, on accepte les bons côtés comme les inconvénients.

C'est connu, il y a une partie des coûts à payer, qu'il y ait augmentation des coûts après une longue période de gel, c'est normal, mais c'est la gratuité que veulent les carrés rouges.

Est-ce qu'ils vont travailler gratuitement leurs études terminées?

La majorité des étudiants au carré rouge ne respectent pas la démocratie, la justice et les lois, mais ils y ont recours lorsque cela fait leur affaire.

Lors de leurs manifestations, ils ont perturbé l'appareil gouvernemental, les villes, les institutions financières, les multinationales, les grandes compagnies, les commerces, et autres.

Toujours, lors de ces mêmes manifestations, il y a eu du vandalisme et des dommages ayant occasionné des pertes financières.

Les coûts pour la sécurité lors des manifestations se chiffrent par dizaines de millions $, des coûts qui sont absorbés par tous les contribuables, c'est-à-dire ceux et celles qui paient la majorité des frais d'études par les taxes et les impôts.

On dit «études supérieures», est-ce exact?

Devrait-on dire formation car on forme ces adultes pour une carrière, un métier, une profession.

Après la grève, ces étudiants au carré rouge continueront leurs études puis, ayant obtenu un certificat ou un diplôme, vont vouloir un emploi bien rémunéré.

Qui peut leur offrir ces emplois? Le gouvernement, les institutions financières, les multinationales, les grandes compagnies, etc., soit ceux qu'ils ont perturbé, ceux qui ont subi du vandalisme et des dommages.

Est-ce que les dirigeants étudiants vont leur conseiller de porter le carré rouge lorsqu'ils vont appliquer pour un emploi ou vont-ils se cacher derrière un carré vert?

Si j'étais employeur, je regarderais la disponibilité de finissants en provenance des institutions privées, puis en région éloignée, et, en dernier recours, des régions perturbées, ces derniers selon un engagement à contrat afin de se protéger.

Quant à moi, le gouvernement n'a pas à céder car ces adultes doivent aussi faire leur part.

Un point pour les étudiants cependant: on doit avoir un débat sur l'éducation où tout serait sur la table: administration, abolition de certains cours, privatisation, etc.

Pour finir, un mot à la majorité que constituent les carrés verts: faites valoir vos droits face à la minorité rouge.

Arthur Laurin

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