Afin d’aider la population, la campagne Défi Climat propose une trentaine de gestes simples et concrets ayant des impacts positifs sur l’environnement, la santé, la société et l’économie. Éviter l’achat de bouteilles de plastique en utilisant une bouteille réutilisable, privilégier l’achat d’aliments locaux, composter les matières organiques produites à la maison ne sont que quelques exemples.
«Ce sont des gestes faciles à réaliser par tous les citoyens», indique Andréanne Blais, chargée de projets au Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ).
Au dire de celle-ci, les gens croient à tort que leurs gestes n’auront aucun impact sur l’environnement, mais en fin de compte, ce sont nos habitudes de vie qui influencent tout.
«Selon un sondage rendu public en 2007, 75 % des Québécois sont conscientisés par l’environnement, mais ne passent pas à l’action, car ils pensent que leurs simples gestes ne peuvent avoir de réels impacts positifs sur l’environnement. Dans cette campagne, le petit geste prend toute son importance. Ce sont notamment les gestes cumulés qui comptent», précise Mme Blais, en indiquant que le Canada est l’un des plus importants émetteurs de GES par habitant de la planète.
La campagne se déroule en milieu de travail et scolaire afin de créer un véritable effet d'entraînement. Le succès du Défi Climat repose sur sa formule «clé en main» qui accompagne les comités de promotion, mis sur pied dans chacun des endroits, dans la réalisation de la campagne à l’aide d’une multitude d’outils de communication.
En 2009, plus de 290 entreprises de Montréal et de Québec se sont impliquées dans cette lutte collective et ont ainsi convaincu 36 597 citoyens. En tout, ce sont près de 60 000 tonnes de CO2 qui ont été épargnées, l’équivalent de retirer des routes près de 22 500 voitures.
«Pour 2010, le CRECQ espérait rejoindre 20 entreprises centricoises. Nous avons jusqu’à maintenant une trentaine d’inscriptions, dont Cascade, le CSSS Drummond, la Ville de Drummondville et les cégeps de Drummondville et Victoriaville. Ça démontre qu’il y a une véritable volonté de réduire les GES dans la région», expose la chargée de projet visiblement réjouie de ce résultat.
Épargner 70 000 tonnes de GES et rejoindre 60 000 individus engagés à l’échelle nationale, tels sont les objectifs.
D’autre part, soulignons que le conseiller municipal du district no 5 dans Drummond, John Husk, agit à titre de porte-parole régional. Celui-ci s’est d’ailleurs engagé à ne pas utiliser sa voiture pendant deux mois.
Bref, du 10 mars au 30 avril, les citoyens sont invités à prendre un engagement, soit celui de modifier leurs habitudes de vie et de déplacements pour une société plus durable, une meilleure qualité de vie et pour l’avenir des générations futures.
«Bien que cette campagne se déroule sur une période de 52 jours, nous encourageons fortement les gens à poursuivre leurs bonnes actions tout au long de l’année, lesquelles se feront, au fil du temps, naturellement», laisse-t-elle entendre.
Pour prendre part à la lutte aux changements climatiques, il suffit de s’inscrire au www.deficlimat.qc.ca.
Chaque petit geste compte
Défi Climat
Les humains ont une grande part de responsabilité dans l’émission mondiale de gaz à effet de serre (GES). Il est toutefois encore possible de limiter la hausse de la température à un niveau plus acceptable en agissant rapidement et ensemble. Du 10 mars au 30 avril, les citoyens sont donc invités à réduire leurs émissions de GES en participant au Défi Climat, la plus vaste campagne de sensibilisation et de mobilisation pour la lutte aux changements climatiques à travers le Québec.
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