«Auparavant, lorsque le Bloc vert organisait sa cueillette annuelle de résidus domestiques dangereux, il parvenait à recueillir 2000 kilogrammes de piles par année. Maintenant, depuis que l'Écocentre est ouvert, nous en amassons entre 7000 et 8000 kilogrammes chaque année. Nous croyons qu'il y a place à l'amélioration, d'où cette idée de mettre en place des points de dépôt», indiqué Pierre Levasseur, conseiller municipal et président du comité environnement de la Ville.
Ainsi donc, 25 tubes de collecte de piles sont installés dans des endroits publics accessibles à la population. Faits de polycarbonate et de fer, ces tubes sont sécuritaires et spécialement conçus pour la collecte de piles domestiques dans les établissements publics.
Fait important : seules les piles usagées (et rechargeables) de type régulier (AA, AAA, C et D) peuvent être récupérées en raison du contenant choisi.
«Toutes les piles amassées prendront le chemin de l'Écocentre afin d'en garantir une disposition sécuritaire. Il faut rappeler qu'elles sont néfastes pour l'environnement puisqu'elles contiennent du cadmium et du mercure», a ajouté M. Levasseur.
En guise d'information, précisons qu'après leur séjour à l'Écocentre, toutes les piles usagées seront acheminées à une entreprise spécialisées de Montréal qui les coulera dans des blocs de béton, et ce, pour éviter leur dégradation dans l'environnement. Les blocs seront ensuite enfouis dans des sites spécialisés de résidus de matières dangereuses.
Étant donné le nombre de blocs devant être enterrés chaque année, Pierre Levasseur rappelle que l'utilisation de piles rechargeables est plus saine pour l'environnement.
«Chaque pile rechargeable permet de sauver 300 piles ordinaires», a-t-il tenu à informer.
Ainsi donc, plusieurs points de dépôt sont maintenant accessibles à la population, soit la Bibliothèque Côme-Saint-Germain, l'ensemble des centres communautaires de la région, la Corporation des loisirs de Saint-Joachim-de-Courval de même que les centres de la petite enfance locaux. Il importe cependant de préciser que les tubes installés en milieux de garde sont réservés strictement à cette clientèle. «Avec ce projet, la Ville est en train de devancer son plan d'action (Politique environnementale). Nous espérons que la population va se servir de ces tubes, car nous estimons qu'il y a un potentiel de 25 000 piles à récupérer, seulement à Drummondville», a précisé le conseiller municipal. Enfin, petite statistique, l'Association canadienne des piles domestiques estime qu'il se vend environ 48 millions de piles au Québec par année.




