«Les agriculteurs ne devraient pas être obligés d’adhérer à une structure unique d’association, affirme-t-il. Dans tous les autres milieux syndicaux, il y a concurrence et il y a toujours une période de maraudage. À mon avis, ça devrait être comme ça dans le milieu agricole. Cependant, ce n’est pas aux politiciens que doit revenir cette décision, mais bien aux agriculteurs. C’est pourquoi je demande à l’UPA et à ses membres de tenir un vote sur la formule d’accréditation et sur son mandat.»
Dans cette même veine, Albert Demartin, agriculteur et personne-ressource en matière d’agriculture pour le Parti conservateur du Québec, a indiqué, lors d’une conférence de presse tenue par M. Picard mercredi soir, à l’Hôtel et Suites Le Dauphin, qu’en mettant fin au monopole de l’UPA, l’agriculture québécoise pourra retrouver sa liberté et son autonomie.
«Il faut penser à l’agriculture de demain», soutient-il, en ajoutant que plus de formations, notamment en vente de produits, devraient être offertes aux producteurs.
«Ce qu’on avance ce soir correspond bien aux conclusions du rapport Pronovost de 2008», ajoute-t-il.
M. Picard a indiqué que ce sujet fera l’objet de discussions lors du prochain conseil général du parti.
«Nous ferons une résolution en ce sens», spécifie-t-il.
Notons que la cotisation syndicale est obligatoire pour chaque producteur, mais ce dernier peut choisir de payer tout en annulant de manière symbolique son adhésion à l'organisme.


Monsieur Kelhetter, heureux de voir que vous partagez ma vision. Cependant,je crois aussi en la démocratie et je suis de ceux qui sont en accord avec le rapport Pronovost qui demande un vote de la part de TOUT les agriculteurs sur le mandat de l'UPA. Je sais qu'il y a de la grogne à l'intérieur de ce syndicat et je crois que les agriculteurs sont tous assez intelligents pour voter sur cette question. Il faudra seulement s'assurer qu'il n'y aura pas de chantage ou d'intimidation de la part des pro UPA vs les anti-UPA. Un vote secret sera nécessaire.