L’aile jeunesse du PQ fait entendre son message à Drummondville

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Jonathan Habashi
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En tournée à travers le Québec pour prêter main-forte aux candidats péquistes en campagne électorale, des membres du Comité national des jeunes du Parti Québécois (CNJPQ) ont fait des arrêts dans les circonscriptions de Drummond/Bois-Francs et de Johnson, mercredi.

En compagnie de ses acolytes, Alexandre Banville, président du Comité national des jeunes du Parti Québécois, a fait un arrêt au local électoral de la candidate péquiste Annie Jean, mercredi. (Photo : Ghyslain Bergeron)

«On est à Drummondville aujourd’hui pour donner un coup de main à Annie Jean et Yves-François Blanchet dans leur campagne électorale. On veut faire entendre notre message auprès des jeunes. On fait vraiment un travail de terrain : on distribue des tracts dans la rue et on fait du porte-à-porte. Notre objectif est d’aller à la rencontre des jeunes et de répondre à leurs questions», a expliqué Alexandre Banville, président du CNJPQ.

Parmi les enjeux qui retiennent l’attention au sein de l’aile jeunesse du Parti Québécois (PQ) durant cette campagne électorale, il y a évidemment celui de la crise étudiante.

«On profite de cette tournée pour vulgariser la position du PQ dans le dossier de l’éducation, une position qui, il est important de le rappeler, a été prise avant même la crise étudiante. On croit que cette position est excellente, mais qu’elle est parfois galvaudée», a fait valoir Alexandre Banville.

Rappelons que s’il est porté au pouvoir, le PQ entend annuler la hausse des droits de scolarité, abroger la loi 78 et tenir un sommet sur l’éducation dont les objectifs seraient de préserver l’accessibilité économique et régionale et diminuer l’endettement étudiant. Aux yeux d’Alexandre Banville, la crise étudiante ne se résorbera pas tant qu’il n’y aura pas de sommet sur l’éducation.

«C’est une question de respect envers les citoyens. Ce sommet sur l’éducation permettrait d’entendre ce que les jeunes ont à dire. On trouve que c’est un sujet qui vaut la peine d’être discuté. En tant que société, on doit prendre le temps de s’arrêter et de se parler sans tabou», a expliqué le président du CNJPQ.

«Par ailleurs, si, à l’issue du sommet sur l’éducation, il y a lieu d’augmenter les frais de scolarité, Pauline Marois s’est engagée à limiter la hausse à une indexation de 2 %. Comparativement à l’augmentation de 80 % actuelle imposée par les libéraux, les étudiants en ressortent grands gagnants. Pour régler la crise étudiante, il faut donc élire le PQ», a-t-il ajouté.

Inévitablement, la souveraineté est aussi au cœur de l’engagement des membres du CNJPQ, qui sont convaincus que cette question est plus pertinente que jamais dans le contexte actuel.

«Les jeunes nous posent beaucoup de questions sur la souveraineté. Avec la crise étudiante, ils ont appris qu’ils ont un pouvoir de changer les choses. Ils savent maintenant que lorsqu’ils se lèvent et font entendre leurs revendications, leurs actions ont un impact sur la société. En ce sens, nous croyons que la souveraineté est plus sexy que jamais pour les jeunes. Un Québec indépendant nous permettrait non seulement de mieux contrôler notre avenir, mais aussi de mieux nous représenter sur la scène internationale», a conclu Alexandre Banville avant de prendre d’assaut, tracts à l’effigie d’Annie Jean en mains, les rues du centre-ville de Drummondville.

Organisations: Parti Québécois

Lieux géographiques: Drummondville, Québec

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