D’emblée, le député sortant de la défunte circonscription de Drummond a accusé François Legault d’être venu à Drummondville pour dire des fariboles.
«M. Legault a dit que le salaire à Drummondville était inférieur à la moyenne québécoise, ce qui est exact. Il a parlé de 10 % de moins, un chiffre dont, même à la Société de développement économique, on n’a jamais entendu parler. Il a aussi dit que le salaire était moyen parce que nous ne sommes pas dans une économie de propriétaires. Pauvre M. Legault! Les deux plus grands employeurs de Drummondville sont Canimex et le Groupe Soucy, qui appartiennent à des Drummondvillois. M. Legault vient ainsi de dire à deux entrepreneurs majeurs d’ici qu’ils sont responsables d’un salaire industriel moyen 10 % plus faible qu’ailleurs au Québec. Félicitations M. Legault!»
Normand Bernier
Par ailleurs, c’est sur un ton rassembleur que M. Blanchet a évoqué l’importance de rallier le plus de monde possible au parti qu’il défend. Pour ce faire, il n’a pas hésité à présenter des chiffres, mais aussi à évoquer les bénéfices de l’arrivée contestée de Normand Bernier dans son équipe. L'ex-directeur général du Cégep de Drummondville, rappelons-le, a agi dans le passé en qualité de président régional du Parti libéral du Québec pour la région centricoise et a été candidat pour Stephen Harper aux dernières élections fédérales.
«Les statisticiens disent qu’avec 34 %, 35 % ou 36 %, le Parti québécois va former un gouvernement majoritaire. Et 34 %, 35 %, 36 %, c’est 15 %, 16 %, 17 % de moins que ce qu'il nous faudra, après, pour gagner un référendum», a-t-il d’abord exposé.
«Il y a des gens, des souverainistes, qui m’ont reproché d’accueillir parmi nous Normand Bernier. M. Bernier, fait maintenant partie du Parti québécois. Il fait partie des 14 %, 15 %, 16 % ou 17 % dont on a besoin pour gagner un référendum. Qui serions-nous pour ne pas accueillir tous les M. Bernier du monde? C’est notre devoir le plus solennel!», a clamé M. Blanchet avant que la foule n’applaudisse à tout rompre le nouveau membre, venu assister à l’ouverture du local électoral.


Véro; Si tous les candidats changeaient de discours aux six mois selon la direction des vents ou pire encore, tous les députés changeaient d'opinions aux six mois, l'Assemblée nationale n'aurait plus aucune crédibilité. Si un candidat est élu député sur les bases d'un programme «x», la moindre des choses serait qu'il fasse la promotion de ce programme «x» rendu à l'Assemblée nationale. Sylvain Marcoux