Le sourire était toujours présent. Son rythme enthousiaste et communicateur. Son corps qui se mouvait comme une vague sensuelle. En fouinant sur le web, je découvris qu’elle a un baccalauréat en chant classique de l’Université Mc Gill. Cette déesse de la chanson latine a charmé la faible assistance du 5 à 7, à la Folkothèque. À suivre.
Mais le génie de cette petite troupe est Roberto Lopez lui-même. Il compose, il dirige, il chante et joue de plusieurs instruments. Colombien de naissance, il est arrivé à Montréal il y a 17 ans avec sa guitare sous le bras et y a pris racine. Diplômé en Jazz à Concordia, il a formé plusieurs ensembles avant celui-ci qui ont déjà plusieurs disques à leur crédit, de nombreux spectacles et surtout une multitude de grands prix attribués à l’occasion de tous les concours où il a participé. Cherchant à réinventer la musique latine qu’il adore, il y accole de nouveaux sons en la mixant avec d’autres musiques du monde. Comme celle-là qu’il a fusionnée avec la musique Raï magrébine. Un merveilleux résultat qui nous a fait découvrir une nouvelle sonorité et de nouvelles harmonies dont on ignorait l’existence. Une trouvaille du Mondial des Cultures.
Chaque année, je suis les 5 à 7 pour y découvrir des talents autres que les danseurs. Les spectacles sont inégaux, mais quand on tombe sur quelques artistes géniaux, comme il arrive chaque année, le sourire se lit dans les yeux de l’audience. Cette année, l’assistance se levait pour quitter à 17 heures et aller emplir les terrasses à bouffer, laissant le tiers de la salle occupée. Pourtant, l’année dernière, nous peinions à trouver un siège. Triste pour les artistes, mais triste pour les absents. Mais quelle chance pour ceux qui y ont découvert des trouvailles.