«Tous les malaises peuvent arriver»

Cynthia
Cynthia Giguere-Martel
Envoyer à un ami

Envoyer cet article à un ami.

-Gratien Gagnon, bénévole à l’infirmerie

Gratien Gagnon et Denise Poirier font avec cœur ce que bien peu de personnes seraient tentées d’accomplir. Bénévoles au Mondial des cultures depuis respectivement 31 et 29 ans, ils accueillent chaque jour des membres des ensembles folkloriques afin de soigner leur blessure.

Denise Poirier et Gratien Gagnon ont le cœur sur la main.

Bien installés dans un petit local situé au deuxième étage de la polyvalente Marie-Rivier, transformée en centre d’hébergement pendant la durée de l’événement, les deux valeureux bénévoles travaillent plus de dix heures par jour pour prodiguer différents soins.

«L’horaire est coupé en trois. Cependant, si l’infirmerie doit fermer à 14 h, par exemple, ça ne veut pas dire que nous terminerons à cette heure. Cela dépend si nous avons à ce moment un patient. Certains soirs, nous avons terminé à 3 h du matin. Les danseurs et les guides savent également qu’ils peuvent nous appeler en cas d'urgence durant la nuit», explique Mme Poirier.

Les deux responsables sont supervisés par le médecin Jacques Labrèche, qui se déplace chaque jour au centre d’hébergement de 17 h à 18 h.

«Ils rencontrent les personnes à qui nous ne pouvions pas prodiguer de soins. S’il y a une urgence en dehors de ces heures, nous appelons le médecin de garde», indique Mme Poirier, en soulignant que son collègue et elle n’ont pas de formation en santé, mais qu’ils ont suivi plusieurs cours de premiers soins et de perfectionnement au fil du temps.

Outre les trois médecins de garde et le directeur médical, M. Gagnon et Mme Poirier sont entourés d’un ophtalmologiste, d’un dentiste ainsi que d’un thérapeute athlétique. Ceux-ci offrent de leur temps tout à fait volontairement.

Un éventail de soins

Bien que le Mondial des cultures se déroule sur dix jours, M. Gagnon et Mme Poirier commencent leur travail un peu avant l’événement et le terminent quelques jours après, selon les arrivées et les départs des ensembles folkloriques.

«Au total, nous sommes ici environ 14 jours», précise la bénévole.

En deux semaines, tout peut donc survenir.

«Ici, c’est un petit village! Tous les malaises peuvent arriver», affirme M. Gagnon.

Maux de gorge, entorses au pied, douleurs au genou et malaises à l’estomac ne sont que quelques exemples.

«Cette année, une personne a dû être conduite à l’hôpital, indique Mme Poirier. Une année, je me rappelle qu’un danseur a subi une opération de la vésicule biliaire.»

En moyenne, entre 400 et 500 interventions sont réalisées chaque année.

«C’est difficile à s’imaginer, mais c’est véritablement ça. C’est très actif ici!», s’exclame M. Gagnon.

Durant deux semaines, les deux bénévoles vivent sur l’adrénaline.

«L’atmosphère qui y règne est incroyable. C’est beau de voir la joie de vivre des danseurs et leur passion pour la danse», expose Mme Poirier.

«Ma plus belle récompense est lorsqu’on vient me dire avec un grand sourire "Je n’ai plus mal. Merci!"», explique-t-elle, en terminant.

Organisations: Mondial

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5

Merci d'avoir voté

Haut de page

Commentaires

Commentaires