Caval’Art, la noblesse de cavaliers amateurs

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Collaboration Claude Bérubé

Le cheval a toujours été un prince chez les animaux. Et un spectacle de chevaux avec leurs cavaliers est toujours rempli de noblesse. Caval’Art, le spectacle équestre présenté jusqu’à dimanche aux écuries Équinocks de Saint-Germain de Grantham, s’inscrit dans cette lignée. Loin du professionnalisme de Cavalia, c’est davantage la passion qui les anime.

Caval'Art donne encore trois représentations jusqu'à dimanche, à savoir aujourd'hui à 14 h et 20 h ainsi que demain à 14 h.

L’estrade de la grande écurie du 7e rang était comble pour la première de quelques spectacles. En m’y rendant, j’ignorais ce qui m’attendait. Quelle sorte de spectacle ? Le mot Caval’Art fait penser à Cavalia. Erronément. Toute autre chose, mais que l’on quitte le cœur joyeux à la fin.

Après une réception chaleureuse par les employés sur le terrain, des estrades intérieures entourent une sorte de corral où des chevaux paissent sans être dérangés par le va-et-vient de l’arrivée des spectateurs. C’est là que j’apprends que ce sera un spectacle amateur puisque seul l’entraineur est un professionnel. Équinoks se spécialise dans l’entrainement de jeunes Québécois qui ont le profil et le talent pour devenir des cavaliers de haut calibre et le dressage de chevaux rares aux Québec. Belle surprise de voir une dizaine de jeunes d’une dizaine d’années nous éblouir par des prouesses acrobatiques équestres. Incroyable comment à cet âge ils arrivent à accomplir de tels exploits. Sans compter les adultes qui s’ajouteront. Et une cinquantaine de chevaux magnifiques, dressés majestueusement. Et comme toujours, le cheval et l’homme savent se respecter avec une belle complicité.

De multiples tableaux

D’entrée de jeux, soulignons que l’atmosphère baigne dans un récit futuriste raconté par deux comédiens soit Martin Sénéchal et Sylvie Tremblay que j’ai déjà connue comme une grande interprète de la chanson.Une histoire qui se déroule en 2064. Pour assurer sa survie, l’homme doit rencontrer et fusionner avec une âme-cheval, au milieu de l’affrontement de deux clans ennemis pour le pouvoir. Quel plaisir aussi de retrouver Marie Philippe, cette compositrice et interprète de mes jeunes années ! Elle a composé 20 pièces musicales magistrales pour ce spectacle.

Quoiqu’un peu alambiquée, l’histoire a donné un thème aux tableaux équestres malgré certaines longueurs. Et l’éclairage a donné à ce corral l’allure d’une scène.

Certaines scènes ont donné des moments fort drôles, comme le lama monté par une cavalière, le bœuf énorme sellé comme un cheval et le cheval nain.

Il reste encore quelques représentations. Et comment ne pas saluer les grands initiateurs que sont Maryse Bérubé et François Tanguay.

 

Un diaporama de photos à visionner ici.

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Commentaires

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Derniers commentaires

  • Maryo Druet
    18 août 2012 - 12:08

    A ne pas oublier que la mise en scène et toute l'organisation du spectacle reposait sur Martin Sénéchal et Sylvie Tremblay.