L’auteur Patrick Senécal lance un thriller social



L’auteur Patrick Senécal lance un thriller social

L’auteur Patrick Senécal lance un thriller social

Maxime Rioux
Publié le 19 Février 2007
Publié le 10 Juin 2010
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«Le Vide» aborde les aspects superficiels de nos existences

L’auteur drummondvillois Patrick Senécal récidive avec un nouveau roman intitulé «Le Vide». Cette fois, celui qui est bien connu pour donner dans l’horreur affirme avoir écrit un thriller social dans lequel le vide de nos existences s’avère le sujet sous-jacent.

Sujets :
Drummondville , Mont-Saint-Hilaire , Rue des Ormes

En arrivant dans les bureaux de L’Express, Patrick Senécal n’avait même pas encore vu son plus récent ouvrage dans sa version finale. C’est l’auteur de ces lignes qui a eu l’honneur de lui montrer un exemplaire de l’objet, reçu quelques heures avant l’entrevue. «Cette histoire, j’en avais eu l’idée il y a une dizaine d’années. J’avais le thème, mais il me manquait certains éléments. L’avènement du concept de la téléréalité, que je déteste profondément, m’a fourni ce qu’il me manquait. À mon avis, la téléréalité est une sorte de symptôme social. Cependant, c’est davantage ce qui se passe en coulisses de la téléréalité qui se retrouve à l’avant-plan dans mon roman. C’est donc le résultat d’une vieille idée et d’un phénomène social plus récent», a exposé d’entrée de jeu l’écrivain émérite.

En entamant la lecture du «Vide», le lecteur se voit présenter trois personnages principaux autour desquels l’action se déroulera. Parmi eux, un policier qui oeuvre à Drummondville.

En réalité, ces trois protagonistes sont très différents les uns des autres. On retrouve un psychologue qui croit que ça prend toujours de l’adrénaline dans la vie, un policier qui ne veut pas trop penser au fondement de sa vie et un animateur de téléréalité très associé à cette vague télévisuelle, mais qui au fond, n’y croit pas vraiment. «En écrivant, mon objectif de départ n’est pas de faire réfléchir les gens, a soutenu M. Senécal. Avec “Le Vide”, je dois avouer que j’ai réfléchi tout haut. Je parle d’absence de l’humain qui, ces temps-ci, semble vivre avec une absence totale d’idéal, qui n’a visiblement pas d’ancrage moral. Je crois que beaucoup de gens ont un vide intérieur et qu’ils cherchent à le combler avec des choses superficielles.»

L’auteur croit-il que sa plus récente oeuvre pourrait susciter l’intérêt d’un cinéaste et avoir aussi une carrière cinématographique? «Je n’ai pas écrit “Le Vide” en pensant en fonction qu’on en fasse un film. Si je me mettais à écrire de cette façon, je n’arriverais à rien. À bien y penser, je dirais même qu’il serait particulièrement difficile de porter ce roman au grand écran. Je n’ai pas fait de concession et, pour bien rendre le livre, il faudrait beaucoup de travail à mon avis», s’est dit d’avis l’auteur de 39 ans qui demeure depuis huit ans à Mont-Saint-Hilaire.

Rappelons que «Le Vide» est le 7e roman de Patrick Senécal.

Écrire des scénarios

Plusieurs se souviennent du film «Sur le seuil», sorti en salles il y a quelques années et inspiré du roman du même nom, lequel avait été publié en 1998 et vendu à quelque 40 000 exemplaires. L’expérience avait été très appréciée par l’auteur.

Depuis, le scénario du roman «5150 rue des Ormes» a été finalisé par le réalisateur Éric Tessier alors que Pierre Even, producteur du film «Crazy», a commencé à plancher sur celui d’«Aliss». Par ailleurs, l’écrivain et père de deux enfants a récemment signé les droits pour «Oniria». «Au Québec, en cinéma, je trouve qu’on ne prend pas beaucoup de risques, a observé celui qui enseigne aussi la littérature au cégep de Drummondville. On fait du cinéma assez “straight”. Même “Sur le seuil”, qui est un film d’horreur, n’était pas si “heavy”, peut-être mise à part la scène finale.»

Que ce soit pour les scénarios ou pour un livre, Patrick Senécal s’arrange pour écrire de 3 à 8 heures chaque jour. D’autre part, il prend souvent part à des événements liés à son métier, notamment aux différents salons du livre. «Je pourrais prendre davantage de temps à promouvoir mes livres et à tenter de percer le marché américain, par exemple, mais je ne suis pas le genre de personne qui souhaite travailler 70 heures par semaine. En fait, ce n’est vraiment pas ma façon de concevoir la vie. Par contre, je ne suis pas imbécile: si des propositions arrivent, je demeurerai très ouvert!», a affirmé le sympathique créateur.

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