Pas d'inquiétudes pour certains maires sortants

Envoyer à un ami

Envoyer cet article à un ami.

Élections municipales, on termine aujourd'hui notre tournée dans les régions en s'arrêtant d'abord en Estrie.

Dans cette région, le fait le plus spectaculaire, à mon avis, est survenu à Coaticook où tout le conseil municipal a été réélu sans opposition. Je sais que ça s'est produit dans plus de 200 municipalités au Québec, des petites municipalités ou villages, mais on parle ici quand même d'une ville de 9000 citoyens.

À Sherbrooke, le maire sortant Bernard Sévigny n'a pas trop à s'inquiéter. Il a trois rivaux dans la course à la mairie, mais aucun ne semble en mesure de lui offrir une opposition solide. Le maire sortant a refusé de participer à quelque débat que ce soit. Le chef du Renouveau Sherbrookois a dit ne pas être intéressé à débattre avec des profils comme Hubert Richard qui passe à Infoman et un autre qui l'accuse toujours d'être menteur. "Pour aller débattre, il faut qu'il y ait une notion d'utilité", a-t-il affirmé.

On déplore du côté de ses adversaires son manque de transparence. L'enjeu majeur, pour M. Sévigny, est de faire passer de 19 à 12 le nombre de conseillers à l'assemblée municipale. Il a tenté la manœuvre mais ça n'a pas marché. Il reviendra à la charge s'il est réélu.

À Magog, la lutte est intéressante. La mairesse sortante Vicky May Hamm, à ce qu'on me dit, est en danger face à l'opposition du candidat Michel Bombardier, qui a été conseiller durant 15 ans et qui a l'appui de cinq ou six conseillers.

L'enjeu principal est la création d'emplois. Magog ne s'est jamais remise de la perte de milliers d'emplois dans le secteur industriel due à la fermeture de plusieurs usines. Par contre, le milieu touristique est en bonne santé. Par exemple, en 2011 (selon Statistique Canada), Magog a accueilli 1,4 million de visiteurs pour des retombées de 140 millions $. Mais ce ne sont pas des emplois si bien payés.

À Saguenay, la course à la mairie ne semble pas très serrée. Selon toute vraisemblance, Jean Tremblay se dirige vers une victoire. Son seul opposant, Paul Grimard, chef du parti du Renouveau démocratique, ne fait pas le poids, du moins selon un récent sondage qui ne lui accorde que 18 % dans les intentions de vote contre 82 % pour le maire sortant, après répartition des indécis qui sont à hauteur de 30 %.

À Saguenay, où tous les votes au conseil sont unanimes, une certaine opposition semble se dessiner car cinq des 19 conseillers ne seront pas de retour. Les nouveaux conseillers seront-ils toujours d'accord comme les anciens ? La question se pose.

Là non plus, il n'y a pas eu un seul débat public impliquant les candidats. Pourtant, il y aurait eu matière à débattre, car la Ville de Saguenay a été classée parmi les plus dépensières du Québec, selon une récente étude du HEC Montréal. Jean Tremblay réplique "On dépense beaucoup, c'est vrai. Mais on reste la ville la moins taxée et l'une des moins endettées. C'est ça qui est important ".

Les enjeux concernent surtout les inrastructures comme les routes et les aqueducs. Le maire sortant n'a pas fait de promesse. Il déclare tout simplement "que le passé parle par lui-même et que le meilleur est à venir".

Autrement dit, avec Jean Tremblay  il faut garder la foi !

 

 

 

 

 

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5

Merci d'avoir voté

Haut de page

Commentaires

Commentaires