L'enjeu est majeur à Québec

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À Québec, la campagne électorale est menée intensément sur l'enjeu majeur que constituent les déficits des fonds de retraite des employés municipaux.

Le maire Régis Labeaume veut que le paiement soit partagé moitié-moitié entre la Ville et ses employés mais gagnera-t-il son pari ?

En tout cas, il est sur la bonne voie car, selon un récent sondage, le maire sortant recueillerait 67 % des intentions de vote, contre 18 % pour son principal adversaire, David Lemelin, de Démocratie Québec. Les autres candidats ne recueilleraient ensemble que 1 % du vote. Les appuis à Régis Labeaume demeurent les mêmes que lors d'un sondage précédent alors que ceux à David Lemelin ont plus que doublé. Cependant, les analystes disent que Lemelin a simplement fait le plein du noyau dur de 20 % des citoyens qui n'aiment pas Régis Labeaume.

Labeaume répète que l’enjeu de la campagne est clair: ou bien les citoyens choisissent d'assumer seuls les déficits des fonds de retraite des employés municipaux ou partager la facture avec eux. Il veut un mandat fort de la population. "Si on n’est pas capable de régler le problème, c’est simple, ça va faire augmenter notre compte de taxes".

Un gros affrontement est donc en vue. Le bras de fer ne finira pas le 3 novembre. Les membres du syndicat des fonctionnaires (cols blancs) ont récemment voté à 88 % pour un mandat de grève.

Labeaume le dit lui-même que ça va créer une "petite révolution" dans le monde de la politique municipale et il s'attend à ce que d'autres Villes emboîtent le pas, ce qui est déjà commencé puisque le maire de Gatineau, Marc Bureau, s'est dit d'accord avec lui.

Mais Labeaume garde le cap. "La population a une chance exceptionnelle, ça ne repassera pas".

Le vote par anticipation a montré que les électeurs sont intéressés plus que jamais. Le taux de participation a battu un record à Québec. Il a atteint 14,4%. C’est plus de 5% qu’en 2009.

Bien sûr, le projet de l’amphithéâtre a aussi été débattu. David Lemelin n’a pas manqué de souligner l’apport de la Ville de Québec dans le projet, qui est passé «de 50 M$ à 180 M$». Le maire sortant a nuancé en affirmant qu’il s’agit plutôt de dépenses de 116 M$ sur la facture totale de 400 M$. «C'est un bon deal. Il n’y aura pas juste du hockey, mais aussi des spectacles et de la production télévisuelle. Quant à savoir si le hockey est payant ou non, c’est notre sport national. Ce modèle d’affaires fonctionne». David Lemelin dans un essai consacré au maire de Québec il y a quelques années avait parlé d'une «dictature amicale». L'expression n'était peut-être pas mal choisie.

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