Des maires confiants d'être réélus en Mauricie

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Cette semaine, toujours dans le cadre des élections municipales, nous faisons la tournée de plusieurs régions pour voir en sont les courses à la mairie et faire état des principaux enjeux.

À Trois-Rivières, le maire sortant Yves Lévesque s'appuie sur son bilan des 11 dernières années pour se faire réélire. Il n'a participé qu'à un seul débat.

Il dit qu'il veut réduire la dette de près de 400 millions $, mais ses 5 adversaires lui reprochent d'en être le principal responsable. Il rétorque qu'il y avait plusieurs réparations à faire, comme cela arrive sur une maison.

On lui reproche l'amphithéâtre culturel de près de 50 M $ sur le bord du fleuve, pas une très bonne idée, qui ne servira que 4 mois par année. Il n'a pas consulté la population sur cette dépense importante.

Le dossier de la pyrrhotite (béton de mauvaise qualité) est très sensible. C'est une catastrophe. 2000 maisons sont affectées. Qui va payer ? Une coalition de victimes a été fondée pour affronter la Régie du bâtiment. Ce problème n'est pas considéré comme un vice caché. Mais là, des édifices publics, dont ceux de l'UQTR, du palais de justice et même la caserne des pompiers et l'École de police, sont affectés et l'affaire est devenue encore plus sérieuse. Pour devenir un enjeu national, dit Sylvie Tardif, une candidate à la mairie, qui promet de s'en occuper personnellement.

Bref, l'opposition au maire Lévesque est féroce mais la division créée par un grand nombre d'adversaires le favorisera, selon les observateurs.

À Shawinigan, le maire sortant Michel Angers est confiant d'obtenir un 2e mandat.

Fier des succès : Centre d'entrepreneuriat, né dans l'ancienne usine Wabasso (démarrage d'entreprise), les Jeux du Québec l'été dernier et de la Coupe Mémorial.

Un de ses 3 adversaires s'est désisté pour rallier Yves Gélinas, son plus sérieux rival, qui lui reproche la hausse de la dette et hausse du taux de taxe qui a doublé dans certains secteurs.

L'industrie récréotouristque et la rétention des jeunes qui quittent pour des études supérieurs sont aussi des enjeux importants.

Bref, ce serait une grosse surprise si Angers n'était pas réélu.

À Drummondville, deux candidats, Alexandre Cusson et Camille Desmarais, s'affrontent pour succéder à Francine Ruest Jutras qui a été mairesse durant 26 ans.

Cusson, qui a annoncé sa candidature en avril, vise plusieurs projets: le communautaire, l'économie, transparence, conseils de quartiers...

Desmarais, qui a posé sa candidature à la dernière minute, est plutôt un environnementaliste. Il parle d'urbanisation durable, d'agriculture et du site d'enfouissement.

Chose certaine, le mandat du prochain maire ne manquera pas d'action: le campus universitaire vient d'être annoncé par Pauline Marois, le Centre de foires est en construction, le Centre Famille-Enfant est en gestation et la ville se prépare pour son 200e anniversaire de fondation en 2015.

Dans les districts, le transport en commun est le sujet principal.

Bref, Alexandre Cusson, avec une organisation rôdée depuis longtemps et bénéficiant de plus larges appuis, peut être considéré comme le favori.

 

 

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