L'Institut du Nouveau monde mesure l'humeur de l'électorat

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Comment va l'humeur de l'électorat à l'approche du jour des élections municipales le 3 novembre ? Et bien oui, il semble qu'on peut le mesurer.

C'est du moins ce que prétend l'Institut du Nouveau Monde avec son indice quotidien de la conversation électorale sur les réseaux sociaux et le web. La mission de l'Institut du Nouveau Monde est d’accroître la participation des citoyens à la vie démocratique et l'organisme vient d'ailleurs de lancer une série de capsules humoristiques pour inciter les gens à aller voter. De l'humour au premier degré mais qui atteint son but.

Pour revenir à cet indice quotidien, il est calculé à partir du contenu des conversations publiques sur Twitter et sur des blogues de près de 500 chroniqueurs et personnes engagées ou partisanes ainsi que sur des sites web d'une centaine de médias du Québec. C'est la première fois, dit-on, qu'est recensé de cette façon ce qui est dit dans les médias.

Par exemple hier, l'indice montrait que 29 % des conversations étaient constructifs, c'est-à-dire qu'on y retrouvait surtout des idées ou des suggestions permettant de faire évoluer les débats.

Il y a six catégories: constructive, visionnaire (comportant un message sur l'avenir), enthousiaste (appui à un candidat), réflexion, humour (ou cynique) et cannibale (qui révèle une attaque sur un candidat).

L'indice est publié en continu, un peu à la manière d’une météo. Il établit aussi quels sont les thèmes les plus souvent abordés et on perçoit que le thème de la construction fait l’objet de peu de conversations. Selon l'INM, les internautes discutent beaucoup des enjeux du développement, d’environnement et de transport. Ils s’intéressent aussi à la personnalité des candidats.

L’Indice INM s'inscrit dans la campagne web "6 millions de X", lancée en partenariat avec le Directeur général des élections du Québec (DGEQ).

Transport en commun: comment financer ?

On vient de le voir, le transport en commun est un des enjeux importants durant la présente campagne électorale et ce dans plusieurs coins du Québec. C'est bien beau mais les municipalités ont-elles vraiment les moyens de financer ces projets ?

Non, selon l'Association du transport urbain du Québec. Les municipalités n'ont pas les  moyens pour financer les nombreux engagements qu'ont pris plusieurs candidats pour bonifier les services de transport en commun.

L'Association rappelle que tous ces engagements ont un coût et, qu'à l'heure actuelle, la pérennité du financement du transport en commun n'est pas assurée. Selon elle, des investissements majeurs seront requis rapidement pour réaliser ces engagements et assurer le maintien des actifs actuels.

La croissance de l'achalandage et la forte demande exercent une pression de plus en plus forte sur l'offre actuelle et bientôt ce ne sera plus conciliable avec les leviers actuels de taxation des municipalités.

Autrement dit, il faut trouver de nouvelles sources de financement. Taxe sur l'essence, hausse du coût d'immatriculation ? Les candidats devront le dire clairement.

 

 

 

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