Les partis politiques municipaux renforcent l'opposition

Envoyer à un ami

Envoyer cet article à un ami.

Les partis politiques municipaux sont légèrement moins nombreux cette année par rapport à 2009 dans l'ensemble du Québec. Leur présence n'est pas moins pertinente pour autant.

Après avoir vu que le nombre de partis politiques municipaux soit passé de 194 à 180, j'ai voulu en savoir davantage sur ce phénomène qui est quand même assez récent à l'extérieur de Montréal et Québec.

Je me suis entretenu avec Laurence Bherer, prof de sciences politiques à l'Université de Montréal, et son point de vue est ferme: les partis politiques aident à renforcer l'opposition. Selon elle, les enjeux deviennent plus clairs aux yeux des citoyens, parce que mieux expliqués dans chacun des districts.

Ce qui l'a amené à parler du colistier, une procédure qui permet à un candidat au poste de maire, d'un parti politique autorisé, de se présenter aussi à un poste de conseiller, conjointement avec un  candidat de son parti. Malheureusement, cela n'est pas permis dans les villes de 100 000 habitants et moins. Mme Bherer est d'avis que le MAMROT devrait changer la loi pour le permettre.

Elle cite l'exemple de Richard Bergeron, de Projet Montréal, en disant que le politicien, même s'il est battu à la mairie, demeurera un joueur important de la politique municipale, car son colistier lui laissera sa place. Ailleurs, comme à Gatineau, le candidat Maxime Pedneaud-Jobin, qui s'oppose au maire Marc Bureau, sera éjecté de la politique municipale s'il est battu. Gatineau est une ville de plus de 100 000 habitants mais elle n'a pas fait la demande de permettre le colistier.

Il y a des partis politiques dans 85 des 184 municipalités de 5 000 habitants et plus. La durée de vie moyenne d’un parti politique au niveau municipal est de six ans et la plus ancienne autorisation accordée par le DGE l’a été à l’Équipe Robitaille, à Terrebonne, qui est autorisée depuis 1985. 

Un oiseau rare à Batiscan

Les maires de moins de 40 ans sont peu nombreux dans le paysage municipal, encore moins ceux qui comptent une décennie d'expérience.

Mais à Batiscan, une petite municipalité de la Mauricie, on a un oiseau rare.

Il s'agit de Christian Fortin, maire de Batiscan, qui, à l'âge de 39 ans, possède déjà une expérience de 16 ans en politique municipale dont 12 à titre de maire.

Ex-président du Parti libéral du Québec dans le comté de Champlain où il s'est déjà présenté comme candidat pour la même formation politique, il s'est aussi impliqué au niveau de la Fédération québécoise des municipalités (FQM). Il travaille chez Desjardins Sécurité financière, parce qu'évidemment la fonction de maire dans une petite municipalité de 1000 personnes, ce n'est pas très payant.

La politique l'a toujours intéressé, dit-il, et cela a paru au point où on l'a sollicité à 23 ans pour devenir conseiller. Quatre ans plus tard, en 2001, il était élu maire. Selon lui, il faut y croire avant tout.

"Je sais que bien des jeunes pensent que la politique c'est compliqué et qu'il faut gérer des problèmes. Oui mais c'est aussi trouver des solutions et ça c'est le fun. C'est valorisant d'être capable d'influencer l'avenir de sa communauté", explique-t-il.

Christian Fortin doit se mesurer à Sonya Auclair dans la course à la mairie.

 

 

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5

Merci d'avoir voté

Haut de page

Commentaires

Commentaires