Dans quatre municipalités: mairie cherche candidat

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Il est assez étonnant de constater que quatre municipalités au Québec n'ont reçu aucune candidature pour combler le poste à la mairie en vue des élections du 3 novembre. Alors, que va-t-il se passer ?

Ça risque d'être un peu compliqué. D'abord, ces quatre municipalités sont Saint-Ludger, en Estrie, Saint-Jean-de-la-Lande et Saint-Joseph-de-Kamouraska, dans le Bas-St-Laurent, et Gallichan en Abitibi.

En premier lieu, les procédures doivent recommencer, des procédures qui sont établies par la loi sur les élections et les référendums dans les municipalités. Prenons l'exemple de Saint-Ludger, la présidente d'élection Julie Létourneau a dû lancer un deuxième appel de candidature, prenant fin le premier novembre. C'est la mairesse sortante, Diane Roy, qui demeure en poste en attendant.

La loi stipule que cette procédure ne peut être utilisée qu’une seule fois. Par la suite, le MAMROT prendra le relais et pourra «nommer une personne éligible au poste concerné ou ordonner le recommencement des procédures selon les règles qu'il fixe. La personne qui sera ainsi nommée par le ministre sera proclamée élue le jour de sa nomination".

S'il arrivait que deux citoyens se portent candidat, il y aura jour d'élection le 1er décembre.

Ce n'est pas tout. Saviez-vous que 56 postes de conseiller sont également sans candidat ? La même procédure s'appliquera pour trouver des candidats à ces postes.

À la limite, dans une municipalité qui n'aurait aucun candidat pour aucun des postes, les «anciens» élus continuent à siéger tant et aussi longtemps qu'ils ne sont pas remplacés.

Doubler le nombre des assemblées du conseil

Corina Bastiani, qui se présente comme mairesse à Sorel-Tracy, veut doubler le nombre des assemblées du conseil, souhaitant mettre de l'avant une nouvelle gouvernance municipale. Est-ce que cela sera vraiment plus efficace ?

Selon elle, ce sera non seulement plus efficace mais surtout plus transparent. Corina Bastiani explique que, de toutes façons, le caucus du conseil se réunit trois semaines sur quatre, et que d'ajouter une deuxième assemblée durant le mois ne donnera plus de travail aux membres du conseil. "Les comités administratifs se tiendraient devant la population et non plus derrière des portes closes", dit-elle. Le Conseil pourra ainsi entériner plus régulièrement les résolutions et les projets pourront avancer plus rapidement. "Cela se fait dans d'autres villes, comme St-Hyacinthe notamment".

Mme Bastiani, conseillère municipale depuis 8 ans, prône une meilleure gouvernance municipale et, pour y arriver, elle a fondé le premier parti politique municipal à Sorel-Tracy, le Parti d'aujourd'hui. Elle avance que c'est la façon de l'avenir de gouverner une ville. Au moins, il y a entente sur les enjeux. Par exemple, ici ça fait huit ans qu'on se demande où est le centre-ville… Il y a une assemblée générale de nos membres qui aident à préparer le programme électoral et il y a une meilleure stratégie de communication.

Le problème c'est d'avoir la majorité dans les 8 districts. Sinon, il n'y a rien de réglé.

 

 

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