Le salaire du maire exagéré?

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S’il est élu au poste de maire de Saint-Adolphe-d'Howard le 3 novembre prochain, Denis Boucher, le fils d'Andrée Boucher, l'ancienne mairesse de Québec, s'engage à ramener le salaire du maire tel qu'il était en 2010 et remettre le surplus à une nouvelle fondation.

S'il fait une telle promesse, c'est qu'il trouve que ça n'avait pas d'allure en 2010 quand le conseil municipal a voté, à la majorité et non unanimement, en faveur d'une augmentation de 65 % du salaire du maire sortant Réjean Gravel, le faisant passer de 21 100 $ à 35 000 $. On avait également voté pour hausser le compte de dépenses.

«Rien ne peut justifier un tel salaire», déclare M. Boucher. À titre de comparaison, il souligne que le maire de Morin-Heights touche un salaire de base de 21 647$ pour une population comparable à celle de St-Adolphe, soit près de 4000 habitants. Il affirme: «Le maire doit donner l’exemple. La mairie n’est pas une carrière, elle est une charge publique au service de la population».

L'homme de 48 ans projette de créer une Fondation dans laquelle sera injectée la somme ainsi économisée de 20 000 $ par année, avec la mission d’aider les organismes communautaires. Comme sa célèbre mère l'avait fait lors de sa dernière campagne électorale, le candidat compte se faire élire en n'affichant aucune pancarte électorale et en n'ayant recours à aucune publicité. Il misera sur le bouche-à-oreille et le porte-à-porte. Il n'acceptera aucun don de plus de 50 $ et dépensera un maximum de 1500 $ durant sa campagne. Il se présente comme candidat indépendant.

Il a quatre adversaires dont Lisette Lapointe, la conjointe de l'ancien premier ministre Jacques Parizeau, et évidemment le maire sortant Réjean Gravel.

Une course… qui n'est pas juste une façon de parler !

On l'a vu ailleurs, mener une campagne électorale au pas de course a toujours de quoi soulever l'intérêt. Mais il y en a un, parmi les candidats à la mairie de Rouyn-Noranda, qui n'a pas vraiment le choix: il n'a pas d'automobile !

Pour Vuyani Gxoyiya, la course à la mairie, ce n'est vraiment pas juste une façon de parler.

C'est tout un défi pour lui car Rouyn-Noranda est un grand territoire. Ça couvre 6600 km carrés, c’est 1000 km carrés de plus que l'Île-du-Prince-Édouard ! Le candidat de 50 ans ne possède pas d’automobile, alors il marche, court et roule en vélo pour faire campagne. Il court 120 km par semaine. «Comme je serai un maire en forme et en santé, je souhaite que ça déteigne sur la population et que ça l’incite à être active physiquement», dit-il.

M. Gxoyiya est Sud-Africain d'origine et l'une de ses particularités est qu'il est un ancien militant anti-apartheid. Il est arrivé au Québec il y a 17 ans. Il dit posséder un bon bagage d’expérience politique en raison de son implication dans les revendications en Afrique du Sud.

Il dit que refaire de la politique le ramène dans ses anciens souvenirs, mais à un autre stade bien sûr. «Là-bas, raconte-t-il, on n’avait pas le droit de faire de la politique à l’époque, tandis que c’est permis ici. Je suis donc dans le plaisir. J'ai commencé ma vie avec la politique, je suis né dans les tourmentes de la politique. J'ai quitté un monde où c'était l'exclusion pour arriver ici où c'est l'inclusion. C'est beaucoup d'avoir la liberté de s'exprimer. La démocratie vous savez, il y en a qui l'ont payé cher».

Il affronte deux candidats dont le maire sortant et ancien candidat adéquiste, Mario Provencher.

 

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