Quand le hockey mène à la politique

Envoyer à un ami

Envoyer cet article à un ami.

Le hockey n'est pas réputé pour mener à la politique. Pourtant, un ex-joueur de la Ligue junior majeure du Québec, âgé de 23 ans, brigue la mairie dans la municipalité de Daveluyville.

Il s'agit d'Antoine Tardif, qui a été gardien de but pour les Voltigeurs de Drummondville, il y a cinq ans. Il a également porté les couleurs de Bathurst et des Remparts de Québec. Le jeune homme de 23 ans achève présentement des études en économie et politique à l’Université McGill.  

Il est natif et résident de Daveluyville, une municipalité de 1000 habitants, située non loin de Victoriaville. Il dit qu'il complètera ses études en droit notarial au cours de son mandat, son objectif est de s'ouvrir un bureau de notaire à Daveluyville. Il affirme se sentir prêt à investir temps et énergie pour le développement de sa communauté. Il projette de solliciter des investissements en région et sensibiliser la jeunesse locale aux emplois disponibles. Le goût de la politique lui est venu lors de son stage au consulat du Canada à Détroit.

Comme joueur de hockey, ses performances juniors ne lui ont pas permis d'atteindre la Ligue nationale. Mais, en dehors de la patinoire, c'était un gars brillant, sérieux et déterminé. Selon le journaliste Jonathan Habashi, de L'Express, l'entraîneur de l'époque Guy Boucher avait même songé à le nommer capitaine de l'équipe en raison de son leadership. Il dit que le hockey lui a appris beaucoup, notamment d'apprendre à gérer le stress, à faire face à la critique et à travailler en équipe.

Tout cela est intimement lié à la réussite du Programme sports-études de la LHJMQ qui donne l'opportunité aux joueurs de poursuivre leurs études tout en étant engagé à fond dans leur sport de compétition. À la fin de leur stage junior, ils se retrouvent avec autre chose qu'un simple bâton de hockey entre les mains et Antoine Tardif est le premier à le reconnaître.

Le jeune Tardif a deux adversaires dont le maire sortant Gilles LaBarre.

Demande de destitution rejetée

À Chertsey, la demande pour destituer le président des élections a été rejetée par la Commission municipale du Québec.

Rappelons lesfaits. Michel Surprenant, qui se présente contre le maire sortant Jocelyn Gravel, mettait en cause l'impartialité du président d'élections Pierre Mercier, directeur général de Chertsey. Surprenant alléguait que M. Mercier avait développé des liens politiques avec un ex-agent officiel de M. Gravel. Ce qui devait le discréditer. En fait, il fallait quasiment faire une règle de trois pour aboutir au raisonnement douteux que laissait supposer la plainte.

Eh bien non, le juge Serafini, de la Commission municipale du Québec, a conclu que «la perception d'une apparence de partialité ne constitue pas en soi un motif grave suffisant pour justifier la destitution d'un président d'élection» et «qu'aucune preuve concrète n'a été apportée pour remettre en question l'impartialité de Pierre Mercier».

La CMQ a eu à se pencher sur deux demandes de destitutions en 2005 et deux autres fois en 2009. En une seule occasion, elle a ordonné qu'un président d'élections soit destitué, c'est arrivé le 7 octobre 2009 dans la municipalité de Terrasse Vaudreuil et l'intimé était Louis-Georges Robitaille.

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5

Merci d'avoir voté

Haut de page

Commentaires

Commentaires