L'enjeu des élections à Sainte-Séraphine: les petits fruits

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À Sainte-Séraphine, une petite municipalité du Centre-du-Québec située non loin de Victoriaville, l'enjeu des prochaines élections porte sur les petits fruits !

Les petits fruits en question, ce sont les canneberges. La mairesse Monique Paquin veut interdire la production des canneberges sur une grande partie du territoire de sa municipalité, et ce, même si les terrains en question sont zonés agricoles.

Le conseil municipal a en effet adopté un règlement en ce sens, lequel a été désapprouvé par la MRC d'Arthabaska en raison de son schéma d'aménagement. Qu'à cela ne tienne, la mairesse a sollicité la Commission municipale du Québec (CMQ), qui voit à régler ce genre de différend. Au mois de juin, la CMQ, par l'intermédiaire de la juge administrative, Nancy Lavoie, a donné raison à la MRC. En juillet, dans un conseil municipal divisé 3 à 3, la mairesse s'est entêtée et a utilisé son vote prépondérant pour trancher en faveur d'une résolution permettant d'aller en appel, en Cour supérieure, occasionnant des frais de toutes sortes, sur le bras des contribuables bien sûr.

Il faut savoir que la culture de canneberges exige beaucoup d'eau, avec des impacts sur la nappe phréatique et les boisés environnants, disent ceux qui sont contre. Mme Paquin y est allée toutefois un peu fort en déclarant: "À Lac Mégantic, ils ont été brûlés. Nous, on ne veut pas être noyés". D'autant plus que la mairesse Paquin a été élue par une mince majorité lors d'élections partielles en avril 2012 à la suite d'une série de démissions au conseil municipal, toujours à cause de la même chicane!

Les pro-canneberges, appuyés par l'UPA, sont en colère. C'est David Vincent, lui-même cultivateur, qui s'opposera à Mme Paquin dans la course à la mairie.

De plus, une poursuite a été intentée contre la municipalité par une cannebergière, les Bassins rouges, un procès qui débutera en janvier 2014. Quant à la décision de la Cour supérieure, elle n'est pas attendue avant le mois de novembre.

La politique après une greffe des poumons

Un jeune homme qui est passé près de mourir a décidé de se lancer en politique municipale moins de six mois après sa greffe des poumons. Richard Leboeuf-McGregor n'avait pas vu les choses comme ça, il prévoyait partir en voyage.

Après une longue attente, il a eu sa greffe en mars dernier, au moment où il était attaqué par deux pneumonies et fortement déshydraté. Les médecins lui ont conseillé de prendre une année sabbatique avant de recommencer à travailler. Mais il a été approché par Projet Montréal et le voilà candidat dans le district Pointe-aux-Prairies. Sur sa page d'accueil de Projet Montréal, il est écrit que "M. Leboeuf-McGregor veut défendre et protéger les espaces verts qui sont nombreux dans l’arrondissement, et qui sont les poumons de l’est de Montréal…  En plus des enjeux d’éthiques et de corruption, il se sent particulièrement interpellé par le problème de la pollution atmosphérique, qui est criant dans l’est de Montréal".

Richard Leboeuf-McGregor dit être motivé pour amener un regard différent sur la politique. Il sera en effet bien placé pour en parler !

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  • Yves Charlebois
    27 septembre 2013 - 12:39

    Je suis journaliste à l'hebdomadaire agricole La terre de chez nous depuis plus de 20 ans. Juste une précision, les producteurs de canneberges ne prennent pas d'eau dans la nappe phréatique. Ils aménagent des bassins pour récupérer l'eau de pluie et de la fonte des neiges. Cette esu circule en circuit fermé.

  • Yves Charlebois
    27 septembre 2013 - 12:31

    Je suis journaliste à l'hebdomadaire agricole La terre de chez nous depuis plus de 20 ans. Juste une précision, les producteurs de canneberges ne prennent pas d'eau dans la nappe phréatique. Ils aménagent des bassins pour récupérer l'eau de pluie et de la fonte des neiges. Cette esu circule en circuit fermé.

  • Yves Charlebois
    27 septembre 2013 - 11:06

    Je suis journaliste à l'hebdomadaire agricole La terre de chez nous depuis plus de 20 ans. Les producteurs ne pompent jamais d'eau dans la nappe phréatique pour inonder les champs lors de la récolte. La norme est la récupération de l'eau de pluie ou de la neige dans un ou des lacs artificiels. Il y a plusieurs années par exemple à St-Louis-de-Blandford les producteurs pompaient de l'eau dans la rivière Bécancour pour la récolte et cette eau revenait à la rivière après usage, ce n'est plus le cas.

  • Yves Charlebois
    27 septembre 2013 - 11:03

    Je suis journaliste à l'hebdomadaire agricole La terre de chez nous depuis plus de 20 ans. Les producteurs ne pompent jamais d'eau dans la nappe phréatique pour inonder les champs lors de la récolte. La norme est la récupération de l'eau de pluie ou de la neige dans un ou des lacs artificiels. Il y a plusieurs années par exemple à St-Louis-de-Blandford les producteurs pompaient de l'eau dans la rivière Bécancour pour la récolte et cette eau revenait à la rivière après usage, ce n'est plus le cas.