Le pari audacieux de Denny O'Breham

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Au lieu des coûteuses et polluantes affiches électorales, le candidat à la mairie de Granby, Denny O'Breham a plutôt opté pour la formule t-shirt. Il en offrira un à tous ses donateurs, ayant d'abord pris soin, évidemment, d'inscrire dessus son slogan: «Les enjeux sont trop importants pour que vous restiez à la maison». Un pari audacieux…

Il est une évidence que ses t-shirts lui donneront moins de visibilité que des dizaines de pancartes plantées sur autant de poteaux aux quatre coins de la ville, mais cette stratégie lui accorde une originalité qui saura plaire aux écolos de plus en plus nombreux. Comme il le dit lui-même, ces t-shirts pourront avoir une deuxième vie après les élections du 3 novembre, au moment où les préposés aux pancartes de ses adversaires seront occupés à les enlever, supposément occupés à les enlever, car, certaines de ces pancartes, vous le savez, ont parfois la vie longue !

O'Breham ne veut pas de gaspillage et c'est le thème fort de sa campagne. Pas d'argent, pas de dépenses. Lui comme les quatre autres candidats qui veulent déloger le maire sortant Richard Goulet ont dénoncé la hausse de la dette sous sa gouverne. Ce n'est pas une dette catastrophique, mais les aspirants maires prônent une plus grande retenue.

O'Breham dit avoir cogné à 22 000 portes depuis plusieurs mois. Il demande simplement aux gens leur signature pour lui donner la permission de se présenter. Il en a récolté plus de 3800 à ce jour. On accorde toutefois plus de chances au candidat Pascal Bonin, un conseiller qui a personnifié l'opposition au cours des 4 dernières années. Goulet n'est pas battu pour autant, sa majorité de 48 % au dernier scrutin lui confère encore de solides appuis. Les candidats à la mairie lui reprochent aussi de ne pas être à l'écoute des citoyens, et même une attitude trop prompte dans ses réponses lors des assemblées municipales. Mais, comme on voit souvent, les plaintes de citoyens insatisfaits ne se transportent pas toujours dans les bureaux de scrutin.

Pierre Anthian: mettre ses talents au profit de sa campagne

Pour l’aider à financer sa campagne, le candidat dans Laval-des-Rapides pour le Mouvement lavallois, Pierre Anthian, a lancé un défi aux citoyens: chaque fois que dix personnes lui achèteront une carte de membre, il mettra à profit son talent de caricaturiste et réalisera un dessin sur la politique municipale lavalloise.

En voilà un qui fait une campagne autrement…

Pierre Anthian, qui a été caricaturiste collaborateur à La Presse pendant près d’un an, veut en effet interpeler différemment les citoyens. Sa campagne lui coûtera autour de 6 000 $ et c'est le moyen qu'il a trouvé pour se financer. Chaque carte de membre lui vaut 5 $ et le travail pour une caricature lui prend deux heures.

Et ce n'est pas sa seule originalité. À 17 ans, il était champion de planche à roulette dans le sud de la France et, même à 52 ans, son habileté lui vaut d'être apprécié des jeunes. Il s'exécute dans le stationnement du Cégep Montmorency, derrière chez lui, et il va à la rencontre des jeunes de son quartier et leur parle de politique municipale. Il est aussi le fondateur de la chorale de l’Accueil Bonneau.

Depuis son arrivée au Québec, il y a 18 ans, il est impliqué auprès des personnes plus démunies. C'est lui qui a lancé l'idée d'inviter chez soi une personne de la rue pour le souper de Noël, en collaboration avec le Relais Communautaire de Laval, qui cherche à jumeler des familles avec des personnes démunies. Pierre Anthian a lancé le projet en 2006, à Montréal, avec sa fondation Brouillon d'idées. Dès la première année, huit itinérants ont pu célébrer Noël en famille. Il est prothésiste dentaire de profession.

Plus de photos et d'information sur Pierre Anthian ici.

Le texte complet sur le lancement de la campagne de Denny O'Breham ici.

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