Deux municipalités voisines ont le même nom mais pas la même solution

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Quand deux municipalités voisines portent le même nom, c'est qu'il est  temps de penser à la fusion. Mais ça ne sera pas chose facile pour Notre-Dame-du-Bon-Conseil (Village) et Notre-Dame-du-Bon-Conseil (Paroisse), bien que la logique inviterait au compromis de part et d'autre.

Le maire sortant de NDBC Village, Yvon Lampron, sollicitant un troisième mandat, est d'avis que la fusion est l'alternative la plus appropriée, mais il ne reçoit pas un signal aussi clair de la part du maire sortant de NDBC Paroisse, Michel Bourgeois, qui se montre réticent à entreprendre une consultation auprès de ses quelque 1000 concitoyens.

M. Lampron, appuyé par ses 1400 commettants, fait valoir qu'au début de son premier mandat, en 2005, il avait demandé aux élus de la municipalité voisine s'ils étaient d'accord pour entreprendre une consultation citoyenne sur une éventuelle étude portant sur les bienfaits et les inconvénients d'une fusion municipale. "Ils nous ont dit non. Mais depuis ce temps, nous avons réussi à négocier une entente inter-municipale avec eux, et avec Sainte-Clotilde-de-Horton, pour la desserte du service incendie, ça prouve qu'on est capable quand on veut", lance-t-il.

Pour M. Bourgeois, ce serait quasiment du temps perdu de se pencher encore là-dessus. "Nous avons étudié ça de long en large et il y avait toujours un détail qui accrochait à la dernière minute. Même le Ministère des Affaires municipales (MAMROT) a jeté un œil sur cette possibilité de fusion et il a abandonné l'idée. Pour le moment, ce n'est pas dans l'air. La fusion, on va la faire quand on va la sentir", tient-il à dire.

Cette incongruité dans le paysage municipal québécois, qui est née vers la fin des années 50 d'une chicane de trottoirs, parce que le milieu rural ne voulait pas payer pour un investissement fait uniquement dans le village, amène pourtant son lot de tensions inutiles. Par exemple, à la bibliothèque, située dans le village, on refuse l'accès aux citoyens de NDBC Paroisse en raison d'une incapacité d'en arriver à une entente pour les non-résidents. Ces derniers, trouvant trop dispendieux les frais supplémentaires de 60 $, ont plutôt opté pour une entente à moitié prix avec Sainte-Brigitte-des-Saults et parcourir une douzaine de kilomètres de plus. C'est insensé.

En attendant que la fusion apparaisse comme la seule solution possible, il faudrait que l'une de ces deux municipalités songe à changer de nom. Pour devenir, par exemple, Notre-Dame-du-Meilleur-Conseil !

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  • Daniel Migneault
    26 septembre 2013 - 10:20

    Ce ne sont pas des situations exceptionnelles. Au Lac-St-Jean, on a Hébertville-Station et Hébertville, des municipalités de quelques milliers d'habitants.

  • Stéphane Dionne
    25 septembre 2013 - 22:06

    Pas fort votre article mon ami......vous devriez prendre un peu plus d'info avant de publié ! Pour la bibliothèque en exemple cité, le village charge 200$ par famille alors que nos municipalités voisine nous en charge seulement 50$. Au plaisir de vous lire stéphane