Le but de cette tournée était de rendre hommage aux restaurants qui assurent le succès du programme. Considérant que 50 % de la population se situe en-dessous d'une consommation minimale de 5 portions de fruits et légumes par jour, les restaurants deviennent des milieux où il devient intéressant d'agir. «Vous êtes des acteurs importants. Vous avez un rôle très actif. Ça a un effet», insiste Dr Grenier.
À Drummondville, les fidèles restaurateurs qui ont renouvelé leur engagement dans cette campagne sont le Resto Bistro L'Entracte (247, rue Lindsay), le Resto-bar Chez Maria (116, rue Cockburn), Le Globe-Trotter Hôtel Le Dauphin (600, boul. St-Joseph), Horace Poutine (1000, 110e Avenue), les Déjeuners Dîners Chez Beauregard (246, rue Lindsay) et l'Auberge À La Bonne Vôtre (207, rue Lindsay).
À Saint-Majorique, figure également la table champêtre Fleur en bouchée (1915, boul. Lemire Ouest). Quant à la municipalité de Saint-Cyrille-de-Wendover, elle compte La Cour du Baron (325, rue St-Louis).
Un concours auquel peuvent participer les convives, durant la campagne, vient couronner cette initiative.
Ainsi, les restaurateurs peuvent offrir à leur clientèle des menus sains et équilibrés mettant en vedette les légumes et les fruits, en particulier ceux du Québec. L’année durant, la population peut ainsi bénéficier d’une offre alimentaire améliorée lors des repas pris au restaurant.
Et ces choix seraient vendeurs… Parmi les personnes à qui on a suggéré un menu «fruits et légumes», lors du service ou par une identification «santé», 89 % des clients disent avoir choisi le plat en question.
Les crudités ont remplacé les fritesChez Horace Poutine, une des propriétaires, Véronique Leblanc, expose que les assiettes de crudités et les mini-bols de soupe ont remplacé les frites dans les menus pour enfants. Et les petits craqueraient vraiment pour les bâtonnets de légumes. «On offre encore des frites, mais elles ne sont plus inscrites au menu. Il faut les demander», spécifie-t-elle.
De son côté, Diane Bouchard, propriétaire À la bonne vôtre, trouve important de se donner la peine d'effectuer des recherches, parmi les producteurs ou fournisseurs, afin de trouver les fruits et les légumes qui offrent un goût rehaussé. «Il faut toujours amener de la nouveauté», explique cette passionnée.
D'ailleurs, au dire de Lise Delisle, nutritionniste au CSSS Drummond, l'époque des légumes «grand-papa» est révolue. Au lieu des légumes mous, les chefs veillent désormais à choisir ceux qui conservent leur saveur et tâchent de les servir au terme d'une cuisson à point.
Finalement, la conseillère en communication à l'Agence, Martine Fréchette, a fait remarquer à quel point, dans Drummond, la brochette de restaurateurs impliqués était variée, et ce, au profit de la santé des gens d'ici.
À noter que ce programme découle du Plan d’action gouvernemental de promotion des saines habitudes de vie et de prévention des problèmes reliés au poids.




