Celui qui est actuellement titulaire en effet de cette circonscription, mais qui sera candidat du Parti québécois dans Johnson, un autre comté complètement redessiné, n'en revient tout simplement pas d'une telle affirmation, ce qui l'a amené à faire une sortie prudente contre le quotidien montréalais, tout en invitant du coup les électeurs et électrices à consulter aussi les médias sociaux.
«Par exemple, il y a à La Presse d’excellents journalistes et chroniqueurs, mais c’est une publication souvent hostile au Parti québécois, et souvent complice du PLQ. Ce n’est pas par hasard que La Presse suggérait ce jeudi (le 12 juillet) que Drummond était une circonscription en danger, contre toute logique. D’abord, Drummond n’existe plus. Ensuite, c’était dans le contexte des revendications étudiantes. Y a-t-il quelqu’un qui est assez bizarre pour croire que les étudiants vont s’en prendre à moi et au Parti québécois alors que j’ai été un de leurs principaux alliés?», a répliqué Yves-François Blanchet en réaction à ce commentaire qui l'a manifestement chatouillé.
L'actuel député de Drummond a poursuivi sa sortie en réitérant qu'il ne se sentait pas en danger électoralement parlant, quoi qu'en dise La Presse, si bien qu'à la fin de son témoignage, il y est allé d'un conseil pour ses électrices et électeurs: «Non seulement j’avais hâte qu’on aille en élections, mais je ferai une campagne minutieuse même si je suis très confiant. Ce sera aux gens de décider. Par contre, je les invite à se méfier, à douter de ce qu’ils lisent dans le journal et entendent au bulletin de nouvelles. Qu’ils se fassent leur propre opinion, qu’ils fréquentent les médias sociaux. Plus les sources d’information sont diversifiées, plus complète est la réflexion», a fait part celui qui, dans ses temps libres, est aussi chroniqueur au Huffington Post.

