Le bilan de la session se résume à peu de mots

Gérard
Gérard Martin
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Yves-François Blanchet se contente de commenter deux dossiers locaux

Contrairement à ses habitudes, Yves-François Blanchet n'a pas été très volubile, jeudi avant-midi, à son bureau, lorsqu'est venu le temps de faire le bilan de la session parlementaire qui vient de prendre fin, le député de Drummond à l'Assemblée nationale se contentant de faire remontrer à la surface deux dossiers locaux dont un relevant de la circonscription voisine de Richmond.

Yves-François Blanchet a été plutôt expéditif lorsque est venu le temps de faire le bilan de la dernière session du gouvernement Charest, un peu comme si cet exercice était inutile dans l'opinion publique.<@CP>(Photo : Ghyslain Bergeron)<@$p>

Au terme de ce qui pourrait être la dernière session de la trente-neuvième législature et de ce qui pourrait être surtout, a-t-il invoqué avec un certain sourire, sa dernière session sur les banquettes de l'opposition, M. Blanchet s’est dit peu enclin à répéter tous les reproches qui ont été adressés au gouvernement de Jean Charest au cours des derniers mois.

«Il y a des dossiers locaux sur lesquels on doit revenir, mais le bilan national du gouvernement a été largement présenté par les médias nationaux. On peut se permettre de passer à autre chose», a dit le député de Drummond en ajoutant qu'il était temps que ça se termine, tellement l'intensité des échanges hors caméra entre les antagonistes des deux côtés de l'Assemblée nationale avait atteint des sommets.

Centre de foires

Le premier dossier local sur lequel est revenu Yves-François Blanchet est bien sûr celui du Centre de foires, un dossier qui, à son avis, n’en finit plus de finir.

«Le ministre Laurent Lessard dit à la SDED et à la Ville de procéder avec les appels d’offres, mais n’a toujours pas remis le protocole signé. Évidemment, personne ne va en appels d’offres sans une entente signée avec le subventionnaire, surtout qu’il n’a pas été tout à fait digne de confiance. Ça ne fait pas sérieux. Le Centre de foires sera construit, mais il le sera juste un peu plus vite si le gouvernement cesse de perdre notre temps», a affirmé le député péquiste en réitérant son engagement à régler ce dossier aussitôt que son parti sera porté au pouvoir.

Levinoff Colbex

Il y a aussi le triste dossier de l’abattoir Levinoff Colbex que le député de Drummond a voulu aborder dans ce bilan de session, puisqu'il s'agit en quelque sorte, si l'on s'en remet à ses explications, d'un dossier orphelin.

«L’abattoir est dans le comté d’Yvon Vallières. Il aurait dû s’en occuper. À la place, il a tergiversé pour ne pas affronter son collègue de l’agriculture avant d’annoncer sa retraite. Il n’y a pas grand-chose à attendre de son côté. Nous n’avons pas les chiffres de l’entreprise. Il est difficile de participer à la solution, mais le gouvernement doit soutenir les projets de relance comme il s’y est engagé», a répété M. Blanchet comme il l'avait fait voilà quelques jours dans un communiqué de presse en réitérant sa pensée aux 270 travailleurs qui ont écopé dans cette fermeture.

En dépit de ce petit crochet de gauche à l'endroit du député de la circonscription voisine dans ce dossier en particulier, M. Blanchet a néanmoins pris le temps de saluer le départ prochain d’Yvon Vallières de l'arène politique.

«Évidemment, nous n’avons pas le même point de vue sur la plupart des dossiers, mais en dehors des cadres partisans, Yvon est un homme affable et d’agréable compagnie avec qui il aura été possible de collaborer de façon saine. Il a servi le Québec selon sa vision, et il a droit à une retraite que je souhaite heureuse», a témoigné le député péquiste de Drummond.

Questionné en ce qui a trait à l'avenir de l'avenir deux autres dossiers majeurs pour la MRC de Drummond, le Centre famille-enfant et le campus universitaire, Yves-François Blanchet s'est montré plus indulgent.

«Dans le cas du Centre famille-enfant Girardin, c'est vrai que le cheminement est un peu plus lent que prévu, mais c'est débloqué», a-t-il convenu.

En ce qui a trait au projet du campus universitaire sous le parrainage de l'UQTR, M. Blanchet ne semble pas trop inquiet non plus, celui-ci trouvant même que grâce aux résultats de l'extraordinaire campagne de financement, les choses pourraient aller plus vite qu'il ne l'a lui même prévu.

«Lorsque j'ai commencé à parler dans mon programme électoral de mon désir de travailler à doter Drummond d'une université, je croyais dans ma tête que cela pourrait se concrétiser dans un horizon de 8 à 10 ans. Je crois sincèrement que cela va se réaliser bien avant», a affirmé Yves-François Blanchet en rendant hommage à tous ceux et celles qui ont contribué à faire avancer le dossier et à créer ce consensus autour d'un projet aussi structurant.

Autre parenthèse, le député Blanchet estime d'ailleurs que Drummond est à l'abri du moratoire sur la création de nouveaux campus réclamé par les étudiants dans leurs difficiles négociations avec le gouvernement, celui-ci disant avoir acquis cette certitude auprès des leaders considérant la nature particulière du projet drummondvillois.

Taquiné par un membre des médias quant à l'absence du carré rouge à sa boutonnière lors de cette conférence, Yves-François Blanchet a indiqué ne pas avoir renié son engagement, reconnaissant qu'il s'agissait davantage d'un oubli, comme il lui arrive à l'occasion, que d'une nouvelle attitude de sa part.

«Les étudiants savent très bien qu'ils peuvent compter sur moi et sur mon parti dans la bataille sur les frais de scolarité, comme en fait foi notre programme auquel j'ai eu le bonheur de participer», a-t-il confessé comme un gamin venant de se faire piéger.

Organisations: Centre de foires, Assemblée nationale, Centre famille-enfant Girardin UQTR

Lieux géographiques: Drummond, Québec

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