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Le député Blanchet se montre rassurant quant à un moratoire sur les campus universitaires

Yves-François Blanchet a contacté la FEUQ pour connaître la position de l'organisation étudiante sur le moratoire demandé sur la délocalisation des campus universitaires.(Photo d'archives : Ghyslain Bergeron)

Yves-François Blanchet a contacté la FEUQ pour connaître la position de l'organisation étudiante sur le moratoire demandé sur la délocalisation des campus universitaires.(Photo d'archives : Ghyslain Bergeron)

Gérard Martin
Publié le 3 Mai 2012
Publié le 3 Mai 2012
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Après en avoir discuté avec les dirigeants de la FEUQ

Comme plusieurs Drummondvillois, le député Yves-François Blanchet a manifesté une certaine surprise, voire une crainte, lorsqu'il a pris connaissance de l'une des sept propositions présentées dans les médias par la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) comme moyens de permettre d’équilibrer le budget des institutions sans augmenter ni les droits de scolarité, ni les impôts, c'est-à-dire celle sur la délocalisation de campus universitaires.

Sujets :
Fédération Étudiante Universitaire du Québec , UQTR , Université pour le Centre-du-Québec , Drummondville , Drummond

Selon la FEUQ donc, les projets de délocalisation de campus universitaires doivent faire l’objet d’un moratoire compte tenu de leurs coûts.

«Je connais les risques de la multiplication des campus universitaires. Lorsqu’une petite université régionale essaie d’envahir les grands marchés, ça peut en effet mener à des catastrophes financières, mais ce n’est pas du tout le cas de Drummondville», a analysé le député de Drummond qui a vite fait de prendre contact avec les dirigeants de la FEUQ afin qu'ils clarifient leur position.

Au dire de M. Blanchet, la réponse a été immédiate et celui-ci s'est empressé de la partager afin de rassurer son monde car la FEUQ n’inclut pas le cas de Drummondville dans sa proposition de moratoire sur les nouveaux campus.

En effet, au nom de la présidente de la Fédération Étudiante Universitaire du Québec, Martine Desjardins, le vice-président Yannick Grégoire a acheminé, mercredi, un courriel au député Blanchet dont en voici un extrait:

«Par la présente, nous tenons à spécifier que notre proposition concernant un moratoire de cinq ans sur les campus délocalisés ne concernait que les projets qui seraient amorcés dès la date d’entrée en vigueur du moratoire, et non pas ceux, comme celui de Drummondville, qui auraient déjà débuté préalablement au moratoire», y lit-on.

Pertinence du projet

Il semble d'ailleurs que la position de la FEUQ va plus loin que le simple fait que le projet de Drummondville soit déjà en marche, si l'on peut dire.

«Dans le cas de notre université, nous avons rapidement convenu, les représentants de la FEUQ et moi, que le bassin de 200 000 personnes de la région a un besoin légitime d’une université, et que la participation financière massive de la communauté est une garantie de montage financier sain», a-t-il ajouté.

D'ailleurs aux yeux du député Blanchet, l'essentiel maintenant est que la ministre de l’Éducation ne puisse pas prendre cette demande de moratoire comme prétexte pour retarder le projet de Drummondville car, à son dire, toute la communauté, toute la région, l’UQTR et même le mouvement étudiant reconnaissent la pertinence du projet.

«Lors de la campagne électorale de 2008, Drummondville se faisait encore dire de se contenter de la formation continue et de la formation à distance. J’ai alors proposé qu’on se penche sur un nécessaire projet d’université pour le Centre-du-Québec. La région et la Ville ont rapidement promu avec beaucoup de détermination cette idée. Il ne fallait donc pas laisser surgir un malentendu. Maintenant tout est clair. Personne ne fait obstacle à notre université», a tenu à rétablir Yves-François Blanchet.

Celui-ci a cependant à dire que son intervention ne portait pas sur le conflit entre les étudiants et le gouvernement en soi, mais il a néanmoins profité pour formuler certains commentaires.

«Mes positions sur cet enjeu-là sont bien connues. Je dénonce la violence sous toutes ses formes, civile ou policière. Je suis contrarié par le fait que le gouvernement encourage le recours aux tribunaux parce qu’il n’a pas le courage d’assumer le résultat de sa propre provocation. Je dénonce qu’on refuse l’intervention d’un médiateur comme si ce n’était pas une voie de solution démocratique et judicieuse. Et surtout, je répète que c’est une très mauvaise politique économique», a résumé le député de Drummond.

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