Pour l'occasion, ils étaient accompagnés de Steve Gennaoui, représentant des jeunes libéraux du Centre-du-Québec, et de Nadia Desrochers, vice-présidente de la même instance pour la circonscription de Nicolet-Yamaska.
La démocratie
Si la question des finances publiques avaient alimenté la tournée estivale 2009, cette fois les jeunes libéraux abordent de plein front la question de la démocratie dans le but de la rajeunir, voire de la guérir, selon leurs prétentions.
C'est d'ailleurs sous le thème «Démocratie renouvelée, Génération engagée» que l'on mène cette tournée de consultation qui, s'il faut s'en fier à M. Gagnon et Mme Isabelle, risque d'accoucher de la plate-forme la plus ambitieuse de son histoire.
Rappelant que la Commission-Jeunesse du PLQ est l'aile-jeunesse ayant le plus grand pouvoir décisionnel au sein de n'importe quel parti politique au Canada, avec le tiers des voix, Julien Gagnon a affirmé que les jeunes libéraux ne craindront pas de brasser la cage si l'actuel document de consultation passe le test lors du 28e congrès qui aura lieu les 13, 14 et 15 août prochain, à Saint-Augustin-de-Desmaures.
Lors de cette tournée donc, les jeunes libéraux sont invités à réfléchir sur des thèmes en lien avec la démocratie comme le processus électoral québécois, les rôles et responsabilités des élus, les questions d'accès à la justice, les relations entre les médias et les politiciens, sans oublier les pouvoirs des citoyens. «En ce moment, notre démocratie est menacée par le cynisme, le désengagement et la démobilisation. On croit, nous, que tous les acteurs de la scène publique ont leur part de responsabilité dans ce problème, comme ils font tous partie intégrante de la solution. Ce que l'on veut, c'est trouver des moyens durables, modernes et adaptés aux réalités et aspirations des citoyens pour renforcer la démocratie», a plaidé Julien Gagnon.
D'ailleurs, comme l'a indiqué Maripier Isabelle, le document de consultation soumet des questions très concrètes aux jeunes libéraux du genre: «La formule de la période de questions vous semble-t-elle appropriée ?», «Doit-on promouvoir l'utilisation du vote libre en chambre?», «Comment favoriser l'accès à la justice, notamment pour la classe moyenne?», «Comment améliorer la représentativité du mode de scrutin pour rapprocher le citoyen de la prise de décision par l'État», «Pensez-vous qu'un ministre doit également avoir la responsabilité d'une circonscription?» ou encore «Comment mieux définir les droits et responsabilités des acteurs médiatiques face au public ?».
Pour les deux porte-parole de la Commission-Jeunesse du PLQ, il ne fait pas de doute que c'est aux jeunes que revient la tâche d'insuffler au monde politique un goût pour le changement dans nos façons de faire et dans le rapport qu'entretiennent les citoyens avec leurs institutions démocratiques.
La culture
Par ailleurs, outre le thème général de la tournée, les jeunes libéraux de chaque région sont invités à formuler des propositions plus spécifiques afin qu'elles soient débattues lors du congrès du mois d'août.
Du côté du Centre-du-Québec, comme en a fait part son représentant, Steve Gennaoui, les membres ont choisi de réfléchir à des moyens concrets pour faciliter l'accès des jeunes au patrimoine culturel. «Les frais d'accès sont généralement perçus comme un frein à l'accès des musées pour la plupart des jeunes. Depuis que la gratuité a été établie en France, la fréquence des visites a augmenté de 56%. Nous voudrions faire la même chose ici afin que les jeunes s'intéressent davantage à leur patrimoine culturel tant local que national», a fait valoir M. Gennaoui en indiquant que d'autres propositions régionales émaneront vraisemblablement des jeunes du Centre-du-Québec.
De fait, avec leurs pendants de la Mauricie, ils se réunissent ce vendredi 16 juillet, à Nicolet, afin de discuter autour du thème de la démocratie et d'élaborer possiblement des positions qui leur tiennent à cœur.
Quelque 75 jeunes militants doivent prendre part à ces échanges, alors qu'en soirée, ils devraient être autour de 250 à prendre part au volet plus social de cette activité.
Le but de l'exercice, comme l'a exprimé Nadia Desrochers, est de solidifier le sentiment d'appartenance de la cellule locale à la Commission-Jeunesse.
