La TCMFCQ, de concert avec le Forum jeunesse Centre-du-Québec, a mis sur pied un concours touchant l’image corporelle.
«Le contexte actuel nous a amenés à nous interroger sur l’impact que peut avoir l’image corporelle sur la santé des femmes. Cela peut mettre en péril non seulement la santé, mais aussi la vie des femmes. On propose aujourd’hui un modèle irréaliste lié au culte de la jeunesse et de la minceur», a expliqué Francyne Ducharme de la TCMFCQ.
«La Table en fait un enjeu important sur lequel on veut travailler, a-t-elle ajouté. Le concours s’inscrit dans ce cadre-là et fait suite à un séminaire sur l’hypersexualisation tenu en février 2011. Par ce concours, on souhaite conscientiser et sensibiliser les jeunes.»
Le concours de vidéoclips constitue l’un des cinq éléments du plan d’action élaboré par toute une équipe. «Le plan d’action a pour thème «L’hypersexualisation, c’est non». On a déjà tenu des activités d’improvisation, on a préparé une trousse d’outils, notamment pour les parents. Un comité de vigilance a aussi été mis sur pied parce que les publicités sexistes se font de plus en plus nombreuses, a fait valoir Julie Provencher du Forum jeunesse Centre-du-Québec. Nous voulons les relever, les identifier et agir en conséquence. On prévoit aussi la tenue d’un autre séminaire en mars 2013 (à Drummondville) à l’intention des différents intervenants. Et puis, ce concours de vidéoclips représente un élément important de notre plan d’action.»
Les jeunes ciblésIl allait de soi pour les initiatrices du concours de s’adresser aux jeunes parce que ceux-ci sont très ciblés dans les médias.
«Les jeunes constituent une nouvelle cible. On les cible de plus en plus. On leur propose en 2012 un seul modèle irréaliste qui fait en sorte que si on n’y correspond pas, on ne se sent pas dans la norme», a indiqué Chantal Descheneaux.
Les jeunes, selon elle, ont une grande interaction avec les médias. «Ils y consacrent environ 38 heures par semaine et ils sont soumis à plus de 3 000 publicités par jour. Cela crée une pression importante chez les jeunes, notamment à l’adolescence. Leur estime de soi peut diminuer s’ils vivent une insatisfaction vis-à-vis leur corps», a fait remarquer Mme Descheneaux, précisant qu’en 2003, 70% des adolescents affirmaient faire des efforts répétés pour contrôler leur poids. Une fille de 9 ans sur trois faisait de même.
Ce concours vise à motiver les jeunes. «On leur dit : soyez beaux comme vous êtes, c’est beau la diversité. On les invite aussi à développer leur esprit critique», a-t-elle souligné.
Le concoursLe concours «Et si j’étais moi?» s’adresse aux jeunes de 12 à 17 ans qui, pour participer, n’ont qu’à s’inscrire, enregistrer un vidéoclip d’une durée maximale de deux minutes exprimant leur idée sur l’image corporelle, l’hypersexualisation et les stéréotypes sexistes.
La vidéo doit être expédiée, entre le 10 septembre et le 15 octobre, par le biais du site www.femmescentreduquebec.qc.ca, au www.toilejeunesse.centre-du-québec.qc.ca ou encore par la page Facebook au www.facebook.com/etsijetaismoi.
Deux vidéoclips gagnants seront choisis, l’un par la comptabilisation des votes du public du 15 octobre au 12 novembre à midi pour le prix du clip le plus populaire et le second, le prix coup de cœur du jury, sera déterminé, après le 12 novembre, par les membres du comité organisateur.
«On fera connaître les lauréats vers la fin de novembre ou au début de décembre. En janvier, on assurera une promotion de ces vidéoclips parce qu’on souhaite qu’ils jouissent d’une large diffusion», a confié Chantal Descheneaux.
Les deux vidéoclips sélectionnés feront l’objet d’une réalisation professionnelle par l’équipe de la Télévision communautaire des Bois-Francs. Les deux lauréats recevront chacun un chèque-cadeau de 500 $ dans une boutique électronique.

