Touchée par le drame familial qui a coûté la vie à Lorélie, 5 ans, Loïc, 4 ans, et Anaïs, 2 ans, le 2 décembre dernier, Isabelle Aubin a rapidement senti le besoin de rallier la communauté pour faire en sorte que cesse la violence faite aux enfants, notre vraie richesse.
«Je voyais que les gens se sentaient interpellés et que plusieurs d'entre eux voulaient faire quelque chose. J'ai fait part de mon idée d'organiser une marche sur les réseaux sociaux et tout le monde était emballé», explique-t-elle.
Elle a ensuite présenté son projet aux élus municipaux, lesquels l'ont aussitôt accepté.
Véronique Girard et Annie Boisvert se sont jointes à elle par la suite.
«Nous avons communiqué avec des gens qui s'impliquent dans la cause d'Isabelle Gaston. Ils ont tellement été emballés que sept autres événements auront lieu le 2 mars dans différentes régions du Québec. Nous sommes tellement heureuses et enthousiastes! Ça s'est répandu comme une traînée de poudre», expose Mme Aubin, précisant que ce geste vient d'un élan du cœur.
«Le but ultime de la marche est bien sûr de faire arrêter la violence faite aux enfants, mais il s’agit aussi de sensibiliser les gens au sujet de notre système judiciaire qui n’est pas assez sévère envers les personnes ayant commis des actes violents sur des enfants, que ce soit sexuels, physiques ou psychologiques. Si nous pouvions, ne serait-ce que faire changer une loi ou faire diminuer le nombre de signalements d’actes de violence auprès de la DPJ (direction de la protection de la jeunesse), notre but serait atteint», soutiennent les trois organisatrices.
Le départ se fera devant l'hôtel de ville de Drummondville, située au 415, rue Lindsay. Les participants emprunteront par la suite les rues Loring et Heriot pour se rendre jusqu'au parc Woodyatt.
«Cette marche aura lieu non seulement pour offrir un soutien aux familles dont les enfants ont été victimes de violence, mais aussi afin d'aider les parents survivants à la mort d’un ou de leurs enfants», précisent-elles, ajoutant qu'elles pensent déjà à organiser un spectacle-bénéfice l'an prochain.
Un discours prononcé par les fondatrices du mouvement précédera la marche.
Poèmes, chansons et envolées de ballons complèteront l'horaire de la journée.
Qui plus est, les gens seront invités à signer une pétition afin de pousser le gouvernement à modifier les lois existantes aux profits des victimes et de leurs familles plutôt que de protéger les criminels.
«Nous voulons également que le gouvernement proclame le 2 mars la Journée contre la violence faite aux enfants», indique Mme Aubin, mère de deux enfants.
Les gens sont invités à apporter des instruments de musique, des pancartes ou des ballons blancs.
Un événement sur Facebook a été créé à l'adresse www.facebook.com/events/376672712424446 Près de 160 personnes ont déjà répondu à l'appel.

