D’emblée, soulignons que M. Crichlow est locataire de la maison incendiée, laquelle appartient à Vick Chicoine, fils de Line Chamberland, propriétaire d’Imprimerie F.L. Chicoine, à Saint-Germain-de-Grantham.
«J’ai déjà entrepris des démarches afin de trouver un logement à prix modique. J’attends les réponses. J’aimerais, si possible, rester à Saint-Germain, car ce serait plus facile pour mes enfants qui vont à l’école», indique celui qui demeurait sur le chemin Yamaska, près de l’autoroute 20.
Le père de famille a dû quitter son emploi afin de s’occuper de ses cinq enfants âgés de 3 à 12 ans, ce qui explique son faible revenu.
Meubles, électroménagers, vêtements, jouets… Cette famille a besoin de tout.
«Nous invitons les entreprises et les gens à donner généreusement», lance Mme Chicoine qui a accepté de donner un petit coup de main à ce jeune père de famille.
De fait, tous les meubles et autres articles reçus seront temporairement entreposés à l’imprimerie, le temps que M. Crichlow se trouve un nouveau foyer.
«Nous offrons même d’aller chercher les dons avec nos camions après 18 h», souligne la femme d’affaires pleine de bonté.
Pour plus d’informations, les personnes sont invitées à téléphoner directement à l’imprimerie, au 819 395-2525.
De surcroît, un compte bancaire géré conjointement par Mme Chicoine et M. Crichlow sera ouvert sous peu pour les dons en argent.
«S’il reste de l’argent après m’être procuré le nécessaire, je donnerai au suivant. Le but n’est pas de m’emplir les poches. Si les gens pensent à moi, je peux bien aider ceux qui seront dans le besoin», affirme celui qui a la garde légale de ses enfants depuis quelques mois.
Les dons doivent être faits à l’ordre de Line Chicoine et Jonathan Crichlow et déposés à l’imprimerie au 340, Chemin Yamaska.
Malgré ce triste événement, M. Crichlow garde le moral et regarde vers l’avant.
«Il y en a qui vivent des situations pires que moi. Il ne faut pas trop s’en mettre sur le dos, sinon, on se rend malade», expose-t-il.
«Heureusement, mes enfants étaient absents lors de l’incendie. Ça aurait pu être pire», ajoute-t-il.
Le directeur du Service incendie de Saint-Germain, Gilles Pinard, était présent au moment de la rencontre entre la journaliste et le sinistré. Il a rappelé l’importance d’établir un plan d’évacuation.
«M. Crichlow a vu la vitesse à laquelle la fumée et les flammes se sont propagées. C’est très rapide. Un de nos rôles est de sensibiliser les familles à propos du plan d’évacuation», laisse-t-il tomber.

